• Les Archives Glorieuses de l’Arène

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  • Banderille n°407 : Et au milieu coule une Nation

    Par Toréador | mai 17, 2013

    Un robinet d’eau tiède : c’est ainsi qu’on pourrait résumer l’an I du Hollandisme. La conférence de presse d’hier le démontre parfaitement : alors que Montebourg fait des moulinets patriotes pour impressionner les grands groupes internationaux et que la Gauche du PS réclame une inflexion politique pour moins d’austérité budgétaire, le Président, tranquillement, a expliqué qu’il fallait faire .. l’inverse : plus de fédéralisme européen avec un gouvernement économique (c’est à dire, grosso modo, accepter le diktat allemand) et vive la sociale-démocratie. Où est passé le discours du Bourget ? Mystère.

    Ce qui est étonnant, ce n’est pas en soi qu’Hollande s’assume comme Deloriste. Non, c’est qu’il n’en tire pas immédiatement les conséquences en matière d’orientation politique du gouvernement. Alors que justement depuis une semaine, la presse titre sur le fait que Bercy suit deux lignes politiques, et qu’Hollande vient d’arbitrer implicitement en faveur de Moscovici, il semble remettre aux calendes grecques l’idée d’un remaniement ministériel.

    Hollande est un mystère enveloppé d’un rébus. Pourquoi avoir plastronné que « personne n’était protégé » au sein du gouvernement, si c’est 7 jours plus tard pour dire qu’on ne remaniera pas ? Le Résident de la République souffle le chaud et le froid. Tiède, on vous dit. 

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    Olé n°204 : Crédit revolver

    Par Toréador | mai 7, 2013

    Résumons :

    Jérôme Cahuzac avait un compte à Singapour, et il avait transféré 600 000 euros dessus.

    Claude Gueant a reçu 500 000 euros de Malaisie pour des oeuvres d’art fictives.

    Indice : Singapour n’est pas loin de la Malaisie.

    Caramba ! C’est encore raté : si Guéant avait payé 500 000 euros de tableaux à un riche malais, au lieu de les recevoir, on aurait pu prouver l’origine des fonds sur le compte de Cahuzac et Marine Le Pen aurait enfin eu la preuve que l’Etat UMPS existe.

    En même temps, comme dit le ministère de la Culture, ça fait cher la marine !

    Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver…

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    Banderille n°406 : Requiem en Fat mineur

    Par Toréador | avril 17, 2013

    Le bourgeois de Palais

    J’ai écouté la confession crypto-chrétienne de Jérôme Cahuzac. Certains y ont vu de la sincérité, moi j’y ai trouvé matière à chercher les oeufs de pâques habilement dissimulés dans la prose Cahuzacienne :  les éléments de langage répétés avec conviction. 

    Tout d’abord, premier thème mélodique : le repentir le plus total. Cahuzac se mortifie, se flagelle, plus rien ne va : il a fait un truc moche, impardonnable, blablabla. C’est la clé de sol de la partition. Le requiem des ambitions enterrées. On y rentre sur la pointe des pieds, en toute humilité. L’heure est grave, on entend quasiment le glas.  

    Ensuite, deuxième mouvement, quand on l’interroge sur le mensonge, il a cette réponse magnifique : je me suis menti d’abord à moi-même, avant de mentir aux autres. Merveilleux raccourci qui permet d’installer une idée : Cahuzac a été victime de Cahuzac, comme vous et moi. Bref, nous sommes tous victimes, et lui est la première victime. Nous sommes tous des Cahuzac, en somme.

    Le dernier axe de ce playdoyer très américain, c’est « la dignité ». A défaut de pouvoir invoquer « le respect » ou de convoquer « la sincérité », Cahuzac aura été une victime « humble » et surtout « digne ». Il faut quand même avoir un sacré recul pour dire « j’ai menti à tout le monde, mais je vais désormais être digne ». Vous compterez le nombre de fois où le terme apparaît comme adverbe ou adjectif. C’est mains sales, tête haute.

    L’Elfe Dobby

    Au sortir de cette longue interview où le journaliste aura, avec un sadisme compassionnel incroyable, torturé notre repenti avec des questions à la limite de la méchanceté, le nouveau Jérôme Cahuzac est là, la corde autour du cou, humble, misérable, victime, mais digne. Il tremblote, l’oeil humide, en regardant ses nouveaux geôliers, tel l’elfe de maison Dobby dans Harry Potter.

    Seul problème : le croire, c’est accepter un axiome, à savoir que désormais, il dit la vérité. Par exemple, quand il dit qu’il a été légalement payé pendant plusieurs années pour des activités de conseil mais que 600 000 euros ont pu atterrir en Suisse sans que le Fisc ne s’en aperçoive en recoupant les déclarations de J.C et celles des entreprises pharmaceutiques concernées.

    A croire, et à re-croire. Les yeux dans les yeux.

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    Sujets: Toréador critique la Gauche, Toréador critique littéraire et médiatique | 1 Comment »

    Olé n°203 : « Je suisse riche », sing a poor

    Par Toréador | avril 7, 2013

    Le concours Lépine de la meilleure idée pour moraliser la vie politique est ouvert. François Bayrou a tiré le premier en ouvrant sa pétition transpartisane pour la moralisation de la vie politique. La faim justifie les modem. La pétition défend l’idée d’un référendum pour faire approuver une loi, ce qui fait beaucoup d’étapes pour dire qu’in fine, il faudrait voter d’urgence une loi qui interdirait à un ministre de frauder le fisc.

    Le PS a répliqué avec son référendum. Imaginons la question : « Voulez vous moraliser la vie politique ?« . Le suspense va être hénaurme, et au moins risquera d’être positif, contrairement au référendum alsacien. Mais le référendum de moralisation du PS va visiblement bien plus loin : le droit de vote des étrangers par exemple. Quel est le lien ? mystère. Va-t-on donner le droit de vote aux Suisses et aux Singapouriens ? C’est comme le cheval de Troie ou l’oeuf de Pâques : il y a des mignardises gratuites dans le ventre du bidule.

    Autre idée mirobolante : le non-cumul des mandats. C’est vrai qu’un député-maire, c’est corrompu, alors qu’un maire, bigre, c’est forcément tout propre. Si Guerini a été inculpé, c’est à cause du cumul des mandats. Avant, la solution miracle, c’était le quinquennat. Il n’y a pas assez de cumul des mandales.

    Dernière idée en vogue : la transparence. Comprendre : exhibitionnisme. Qu veut montrer son cul ? Nul besoin de rappeler que si Cahuzac avait eu une loi sur la transparence, il n’aurait pas omis d’y inclure ses nombreux comptes étrangers. 

    Bref, avec toutes ces bonnes idées, la moralisation est en route !

     

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    Paso Doble n°308 : Un doigt d’honneur, juste un doigt merci

    Par Toréador | avril 4, 2013

    A las cinco de la manana…

    Tout aura été dit sur la lamentable affaire Cahuzac, où comment le mensonge amène le mensonge. Tout aura été dit, sauf l’essentiel :

    - La vraie faute de Jérôme Cahuzac, c’est d’avoir fraudé, le mensonge n’étant que le corollaire logique de cette faute. La question qui suit est la suivante : à quoi servent les prétendus contrôles opérés par l’Etat sur le patrimoine des ministres au moment de leur nomination ? Et comment se fait-ce que l’enquête diligentée après l’affaire Mediapart n’a pas prospéré ? Inefficacité administrative ou problème politique ?

    - La hargne du milieu politique est à la hauteur de la déception, mais ne doit pas faire oublier que c’est la Justice qui condamne, pas la foule. Attention au lynchage. L’affaire Babin/Costa devrait nous inciter à plus de prudence.

    - Quelle confiance le citoyen peut-il avoir dans la parole du politique ? Pourquoi payer ses impôts si le ministre ne les paie pas ? Que dirons-nous à nos enfants à qui nous tentons d’inculquer le sens du travail et le devoir de vérité ?

    J’écrivais il y a peu un article sur l’honneur des hommes politiques. Le doigt d’honneur de Cahuzac vient ruiner cette noble analyse.

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    Banderille n°405 : Le Résident de la République

    Par Toréador | avril 1, 2013

    Ecce homo : Quo Vadis Domine ?

    Le roi est nu. La tragique intervention de la semaine dernière de François Hollande a révélé ce que l’électorat suspectait : c’est un homme normal. Pas un super-héros, pas un capitaine de pédalo, pas un chef de guerre : juste une homme. 

    Oui mais voilà : l’électorat adore brûler ce qu’il a adoré. Lui qui se plaignait des excès et des outrances du précédent règne se met à s’ennuyer et surtout à s’inquiéter devant ce souverain louiphilippard qui louvoie toujours au centre : on fait la taxe sur les 75% mais on se débrouille pour qu’elle ne soit plus payée par le contribuable mais par l’entreprise, quand bien même à la fin cela reste confiscatoire ; On fait une loi sur la régulation bancaire mais on se débrouille pour qu’elle ne touche qu’1% des activités ; On fait voter une loi sur le mariage gay tout en promettant une clause de conscience aux maires, avant de se rétracter … On est de gauche sans être trop maladroit. On fait la politique du prédécesseur, mais en la critiquant. 

    Pendant que la classe politique s’occupe avec des hochets (scrutins électoraux par exemple), le pays flambe mais le Roi François -1 fait mine de regarder ailleurs. 

    Le quiproquo

    Aussi à Gauche, et dans le peuple on s’interroge : ce fabuleux hold-up de François Hollande en 2012, par lequel il se retrouva avec la totalité des pouvoirs du pays en moins d’un an (Elysée, Parlement, Régions, Départements, …) était-il un accident ? 

    La Gauche ne l’avait pas choisi : il était le remplaçant de celui qui devait incarner le virage de l’aggiornamento socialiste. Un peu au pied-levé pour faire oublier le pied-nickelé. On pensait que c’était un pied-tendre. Erreur.

    Le peuple ne l’avait pas vraiment choisi : il était l’alternative à Sarkozy. 

    Et lui, s’était-il vraiment choisi ? Avait-il un plan ? – Quelques bonnes idées, oui (comme par exemple le choc de simplification administrative). Mais sinon non. Visiblement, juste l’envie de venir Résident de la République. 

    J’espère qu’il y aura un résidu de son quinquennat !

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    Paso Doble n°307 : Des hommes d’honneur

    Par Toréador | mars 25, 2013

    A las cinco de la manana…

    L’honneur des hommes. Un sujet qui a été au coeur de la semaine qui vient de s’écouler. Trois manières de voir et défendre son honneur. Trois manières d’être attaqué.

    L’honneur de Jérôme Cahuzac a été le premier balafré cette semaine. Le duelliste du gouvernement est parti sur la pointe des pieds, sans tambour ni trompette, après plusieurs mois de bombardements. L’adversaire ? Un grand média participatif, et surtout le soupçon. Le « Il n’y a pas de fumée sans feu ». Cahuzac est tombé pour un étrange enregistrement qui le mettait en porte-à-faux avec sa fonction, enregistrement opportunément sorti par son ancien adversaire RPR.  L’histoire a prouvé – de DSK à Eric Woerth – que la peine la plus lourde dans ce genre d’affaires est la mise à la diète médiatique, la sortie du grand barnum, et non pas une hypothétique condamnation qui finit par faire pshiiit faute de preuve.

    L’honneur de Nicolas Sarkozy ensuite, a été bafoué. Cette fois ci, l’ex-président pugnace a été pris par surprise. Un uppercut inattendu l’a fauché alors qu’il croyait se rendre à un entretien de routine. L’adversaire ? Trois juges d’instruction, mais rapidement Sarkozy en a fait une histoire personnelle en concentrant sa vindicte sur un seul juge, Gentil. Qui est le vrai méchant ? L’histoire est en train de tourner au mano a mano. La preuve est aussi floue que pour Cahuzac, et l’intitulé de la charge interroge. Mais il y a le soupçon.

    L’honneur de Jean-Luc Mélenchon, enfin, a été sérieusement entaché. Emporté par sa fougue, le dirigeant du Front de Gauche s’en est pris à Moscovici, l’accusant de penser plus à la Finance qu’à la France. Les bons esprits ont cru y voir une attaque antisémite. Là aussi, l’honneur de Moscovici s’est senti également chatouillé. Mélenchon se défend désormais d’avoir jamais pensé comme l’extrême-droite. La preuve est un peu alambiquée. Sans doute essaye-t-on de piéger le trublion pour mieux l’affaiblir.

    Que retenir de ces trois affaires ? Tout est perdu, fors l’honneur ? La première est qu’ils ont un point commun : un petit relent de politique politicienne, voire de complot. La seconde est que la charge de la preuve semble bien moins agressive que « le soupçon« , ce poison si terrible qui pourrit tout et tout le monde, à commencer par la Justice elle-même. Les résultats de l’Oise en sont un excellent exemple.

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    Paso Doble n°306 : Son nom était François

    Par Toréador | mars 14, 2013

    A las cinco de la manana…

    De la renonciation à l’annonciation

    Ainsi donc l’Eglise Catholique a fait une triple révolution, à la surprise de tous les commentateurs. La rapidité de l’élection du pape François poussait les commentateurs à imaginer que les papabiles s’étaient un peu affrontés avant que les coteries n’imposent l’un des favoris pronostiqués par les journalistes. Il n’en est rien, la surprise a été totale. 

    Première révolution : c’est un pape non-européen, le premier depuis les origines de l’Eglise, ou quasiment. Il a fallu 2013 pour que l’Eglise devienne véritablement universelle, même si prudemment elle a un peu triché en retenant un homme blanc. L’Eglise suit donc le basculement de l’axe du monde. Nul besoin d’expliquer en quoi c’est une rupture.

    Deuxième révolution : c’est un pape jésuite. Non seulement les jésuites ont toujours été la colonne vertébrale de l’Eglise, mais aussi l’un de ses mouvements les plus actifs dans l’évangélisation et la reconquête. C’est une rupture car sous Jean-Paul II, les Jésuites avaient été quasiment chassés du Vatican au profit de l’Opus Dei. Or, Benoit XVI était l’héritier de Jean-Paul II.

     Mais la vraie révolution est celle des symboles. D’abord, ce pape argentin recommence à zéro, en osant prendre un nom qui jusque là n’avait jamais été choisi – François. Ensuite, c’est une rupture par rapport au duo Jean-Paul II/Benoit XVI, très conservateur : François est un « progressiste » et était d’ailleurs le grand rival de Ratzinger en 2005, au dernier conclave. Succéder à un Benoit XVI qui renonce, c’est un goût de tournant. Enfin, et surtout, François rompt avec une vision « intellectualisante » ou « théologique » du message catholique en mettant en avant les actes, et les symboles.

    Un pape de la Renaissance ?

    Que d’actes, déjà, en un seul soir : la simplicité de l’approche alliée à l’humour (« le buena serra » presque spontané tranche avec les exhortations de Jean-Paul II), le sens de l’égalité (je vous bénis, mais en échange priez pour moi), et la volonté de se présenter d’abord comme un évêque de Rome et non comme le « patron » de l’Eglise. Choisir de se référer à St François d’Assise est selon moi très éclairant : le nouveau pape semble considérer que l’Eglise s’est comportée comme Babylone (les scandales de la Curie, les affaires de pédophilie) et prône un retour radical à l’ascèse, la prière et le service des autres. Il est complémentaire du recentrage théologique de Benoit XVI, qui fut un pape beaucoup moins « politique » et « moralisant » que Jean-Paul II. Du coup, il enlève le maximum possible de pompe et d’ornements, à la fois dans son vêtement (l’étole pontificale) et dans ses paroles.

    François sera le pape de la Fraternité, ou plutôt de l’humilité. Il met en application la supplique du Cardinal Martini« J’ai rêvé d’une Eglise pauvre et humble qui ne dépende pas des puissances de ce monde. Une Eglise qui donne du courage à ceux qui se sentent petits ou pécheurs. » - la bataille de l’après Benoit XVI a été remportée par les progressistes. Shaken, but not sirred.

    Aura-t-il les mains libres ? A mon avis, les cardinaux ont élu un pape incontrôlable, qui va chercher, par son action personnelle, par ses gestes et moins par ses paroles, à remettre le navire catholique dans la bonne direction. Il a du boulot sur la planche. Avec François, le changement c’est maintenant !

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    Paso Doble n°305 : Initiales M.M

    Par Toréador | mars 12, 2013

    A las cinco de la manana…

    Entre un reportage papal et la Normandie sous la neige, les chaînes continues se sont emparé de l’affaire Mohammed Merah.

    J’en ai profité pour relire le billet que j’avais, à chaud, écrit alors. Que d’erreurs d’analyse ! On s’aperçoit, à la relecture de mon billet, que non ! Finalement, les « gagnants » n’auront pas été ceux que je citais. Au-delà du drame, la réalité politique de cette sombre affaire c’est que c’est Marine Le Pen, et non Sarkozy, qui a silencieusement engrangé des voix pour faire un score fracassant un mois et demi plus tard.

    La question est : pourquoi ? – Un an plus tard, je crois que cette atonie sondagière était tout simplement le symptôme d’un rejet et d’une décrédibilisation tellement forts du candidat-président que pas même un traumatisme national ne pourrait renverser la tendance. En bref, le peuple n’avait plus confiance en la Droite pour les questions de sécurité et d’immigration, et rien ne pouvait le détourner de ce dégoût.

    Car au coeur de l’affaire Merah, tel est le vrai sujet : comment un petit gars élevé avec le Club Dorothée peut se conditionner en quelques mois à devenir un taliban ? Voilà quelque chose plus difficile à expliquer. L’homme se console en pensant qu’Hitler, Staline, ou Pol-Pot sont des accidents, des erreurs, des anomalies par rapport au comportement humain. Il les déshumanise pour ne pas avoir à penser qu’un jour, ils ont eu un papa, une maman, et des jouets. Qu’ils aimaient sincèrement leur femme, leur maman ou leurs enfants. Qu’ils étaient capables d’être gentils avec quelqu’un, un inconnu peut-être ou leur voisin, mais sans pitié pour des millions d’autres.

    M comme Malaise, comme Merah, mais M comme Mal aussi. Beau sujet de réflexion si les cardinaux ont un peu de temps à perdre dans la Sixtine.

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    Olé n°202 : Hashtable, sors de là si tu es un homme

    Par Toréador | mars 4, 2013

    Attaquons, attaquons, comme la lune !

    Je viens de lire chez Hashtable, mon collègue de Kiwis (si, si, y’en a encore) une critique sans nuance de l’Assemblée Nationale. C’est pas bien, je me sens attaqué(e). Mon ami H16 (oui, c’était mon ami avant qu’il ne se livre à une critique aussi odieuse à mon égard), récapitule les textes qui passent en ce moment dans l’hémicycle, et en conclut que les braves députés ne branlent rien depuis le mariage pour tous. Entre deux passes, on change les draps, voilà tout.

    Et quand bien même ! Que nenni, je tiens à infirmer certaines de ses accusations. 

    Prenons par exemple la réforme des élections départementales. H16 résume ça à du bricolage. Mais ça va faire pleurer le gouvernement ! C’est la première refonte des cantons depuis deux siècles, vous imaginez ? On va fusionner des petits cantons, ce qui va changer la vie de millions de ruraux.Alors, monsieur H16, on dit Môôôssieur Bricolage.

    Et je ne vous parle pas du mode de scrutin particulièrement novateur, composé d’un binôme homme/femme. La parité n’a qu’à bien se tenir : bientôt, peut-être nous élira-t-on par deux à l’Assemblée ?

    C’est ça qui est merveilleux dans l’hémicycle. Il y a peu de temps, sur le mariage pour tous, la Gauche se battait pour élargir la définition du couple contre la Droite qui voulait la limiter au binôme homme/femme. Puis on a basculé  : la Droite s’est mise à railler le binôme électoral, tandis que les chantres de la Gauche vantaient l’harmonie du ticket hétérosexualisant. C’est la beauté du travail parlementaire. 

     Pour une poignée de dollars

    Notre ami ridiculise également la loi sur la régulation bancaire. Pourtant, c’est une grande avancée dans la moralisation du capitalisme puisqu’on va forcer les banques à filialiser leurs activités « en compte propre ». Evidemment, Hashtable qui est un gros libéral qui s’ignore, doit détester cette idée, qui est le début du prémisse d’un commencement de Glass Steagall Act. Cependant, je le trouve gonflé de minorer. C’est un petit pas pour la Gauche, mais un grand pas pour l’Humanité. 

    D’ailleurs, il devrait nous remercier. En nettoyant le capitalisme, on aura peut-être moins besoin de proposer des lois pour mettre fin à l’exploitation des miss. Car, heureusement, il nous reste un point d’accord, Hash et moi : la merveilleuse idée de Chantal Jouanno sur les mini-miss c’est quand même Eur-ikea ! Une idée en kit, à monter soi-même. 

    Du coup, je garde en lien sur mon blog mon pote Hashie-Parmentier. Comme ça, lorsque le pays aura coulé, on montera un camion pizza avec lui et Autheil*.

     

    *Après quelques mois d’enquête, j’ai enfin identifié mon collègue blogueur Autheil… Il est assez sympa (en vrai). Finalement, nous sommes une grande famille !

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