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    Paso Doble n°3: Gauche Cafard

    Par Toréador | mai 14, 2007

    Le Chantier des Partisans

    Reconstruire la Gauche, c’est un exercice qui devient ennuyeux, à force d’être répétitif. Pénélope, amène du fil à tricoter !

    On dirait un chateau de cartes à l’équilibre précaire. En 1995, déjà, il avait fallu s’y atteler, et pour quel résultat – cinq années de cohabitation et une humiliation en 2002.

    Je passerai sous silence l’étrange proposition « benethon » de François H (United Colors of Gauche à la Con – Ce n’est pas parce qu’on est plus nombreux qu’on est plus intelligents). Je passerai également sur la tactique très brutale de Ségolène, qui au moins a le mérite de ne pas s’embarrasser à chercher les responsabilités de la défaite victoire (on ne discute pas du fond, mais on choisit le candidat « aujourd’hui maintenant » - étrange conception de la démocratie participative...). L’important, ce sont les idées.

    La Gauche Française est sonnée. L’heure de la Gauche a sonné … avec un décalage horaire de 30 ans par rapport à l’Horloge Britannique. Elle qui n’aime jamais rien autant que donner des leçons au monde doit accepter un exercice douloureux – l’auto-critique.

    Curieusement, à écouter barrir les éléphants du PS, il semblerait que les choix se limitent à deux : le coup de barre à gauche (le parti du progrès !) ou le coup de volant au centre (la « social-démocratie »). Pourtant, cela ne correspond pas vraiment à ce que l’on peut voir « ailleurs » où l’on s’aperçoit qu’il y a grosso-modo deux types de pays : ceux où la gauche rime avec gouvernement (type social-démocratie scandinave) et ceux, anglo-saxons, où la gauche a abandonné la social-démocratie pour gagner, pour embrasser le social-libéralisme (type Blair-Clinton). De parti progressiste et socialiste, point.

    Contrairement à ce qu’on affirme, il s’agit donc bien, pour le PS, d’une patte d’oie qui mène vers trois chemins, et non seulement deux : je ne mettrais pas, contrairement à d’autres, la social-démocratie scandinave qui plaît tant à Ségolène R. dans le même sac que le social-libéralisme prôné discrètement par DSK.

    ****************

    Gauche(s) au bord de la crise de nerfs

    Ces trois options sur la table étant posées, débute l’horrible constat.

    Première branche de la patte d’oie, la plus à gauche, prônée par Emmanuelli : c’est la barre à gauche. Appelons-la l’option Mammouth (au choix : couvrons-nous, l’Hiver arrive ou « mammouth casse les prix »). Curieusement, il n’y a pas un pays occidental où cette stratégie a fonctionné : lorsque l’on y réfléchit, tous les Partis Frères (y compris le parti communiste chinois !) ont suivi la stratégie inverse et ont volé des thématiques à la Droite (cf. plus loin). Voilà qui devrait faire réfléchir n’importe quel responsable politique, mais impossible n’est pas au PS (rappelez vous de la réduction du temps de travail : la France part seule à la conquête des avancées sociales)

    Concernant la voie-médiane (dite « de l’éléphant blanc », espèce mythique en voie de disparition), ce n’est guère plus fameux. La gauche sociale-démocrate a la fièvre. Au Danemark, les Socialdemokraterne ont recueilli à peine 26% des voix à la dernière élection de 2005, la plus cuisante des défaites électorales de leur histoire. En Suède, le Parti social-démocrate suédois des travailleurs asubi une raclée en 2006 face à la Droite alors qu’il était au pouvoir depuis 1928. Il y a de quoi déprimer pour le PS qui serait tenté de prendre le fameux « virage » social-démocrate.

    Dans la pratique, tout ceci n’est tout de même pas très grave car … le PS est DEJA dans les faits devenu social-démocrate depuis le Congrès de Tours en 1921. Mais surtout ne le répétez pas dans un pays où « socialiste » s’arbore comme une décoration ! En réalité, poursuivre le soit-disant modèle scandinave ne ferait que maintenir le parti dans son état actuel – la crise Danoise et Suédoise n’est que le reflet de la propre décrépitude du PS dans le miroir de glace nordique.

    Reste la troisième option (d’où le thème de « troisième voie ») : le social libéralisme (option dite du Tapir : ça ressemble de loin à un éléphanteau mais bon, de près …). C’est le truc qui marche, qui est à la mode : 8 ans pour Clinton, 10 ans pour Blair.

    La véritable question est : « est-ce encore la Gauche ? » – Rien n’est moins sûr. Être de gauche au XIXème siècle, c’était vouloir changer le monde. Être de gauche au XXième siècle, ce serait vouloir changer le ticket modérateur sur les frais d’hospitalisation courte de 20 euros à 18 euros ?

    Pour résumer, voici donc un parti ancien qui n’a devant lui que trois options : revenir en arrière en risquant de se fossiliser, se réformer un peu avec la possibilité d’une crise longue, ou survivre en perdant son identité !

    ************************

    Vers un Nouvel Internationalisme ?

    D’où une véritable interpellation, lorsqu’on constate la droitisation des démocraties : la Gauche est-elle soluble dans la mondialisation ?

    Le libéralisme a cette force qu’une fois lancé, il oblige ses anciens adversaires à l’adopter pour le combattre. A quoi ça sert de prôner la solidarité dans un monde où on ne peut plus contraindre autrui ? A quoi ça sert de croire en l’action publique dans un système où c’est le marché qui punit et récompense ? Vous reprendrez bien un sucre socialiste avec votre café mondialisé – ça adoucit le goût ?

    Et pourtant, il y en aurait des combats à mener ! Regardez les patrons, la « super-structure » dominante, qui détient les outils de production et balade les prolétaires d’un pays à l’autre ! Plaignez les prolétaires pas assez flexibles qui perdent un à un leurs acquis sociaux ! Enfants, pauvres, clandestins : ils sont 4 milliards d’exploités, et dans le dernier milliard, il y a encore 900 millions qui triment dur pour tenir. Le drame de Marx, c’est qu’à l’heure où la lutte des classes n’a jamais été un concept aussi fonctionnel à l’échelle mondiale, plus personne ne s’en revendique !

    Toute la question in fine de la démocratie est donc de savoir si, en restant dans le cadre national, elle saura protéger oui ou non le prolétaire du patron. Si elle échoue et qu’elle se montre impuissante, il ne restera plus que la révolution.

    Aujourd’hui, c’est la Droite – et non la Gauche – qui va tenter, et pour 5 ans, de réparer le bouclier national, voire de l’agrandir au niveau européen. Ce rôle étant déjà préempté, que reste-t-il à la Gauche ? Faire de même, et devenir une aile gauche de l’UMP ? Ou se radicaliser, s’internationaliser, déborder la démocratie nationale pour imposer une régulation politique mondiale ?

    Pour ma part, j’ai tendance à considérer que le cadre national s’essoufflant, la seule l’alternative à l’affrontement des classes restera l’instauration d’une démocratie mondiale. Ceci supposera un nouvel internationalisme et un effort d’imagination de la part de la Gauche pour sortir de son raisonnement chauvin. Ecoutez Besancenot qui défend « ses travailleurs » et qui hurle que le smic n’est pas assez haut. Savez vous qu’un smicard français, avec un salaire de 1254 euros, gagne en un mois ce qu’un chinois gagne en une année de travail et un habitant de Sierra Leone en deux années et demi ?

    Où est la véritable lutte sociale aujourd’hui ? A coté des Lu qui perdent leur emploi ou à coté des enfants esclaves dans les champs de coca d’Amérique du Sud ?

     

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    Sujets: Paso Doble | 31 Comments »

    31 réponses “Paso Doble n°3: Gauche Cafard”

    1. LinkO Says:
      mai 15th, 2007 at 0:27

      Social-démocratie, social-libéralisme, Démocratisme-chrétien, libéralisme, ultra-libéralisme, neo-libéralisme…
      De bien précise distinctions, mais on s’y perd un peu. Dans les faits, ça donne quoi de cocasse ?

      Les démocrates américain serait donc libéraux-sociaux. Un démocrate comme Bayrou, plus à gauche qu’un social libéral comme DSK ? Tandis qu’un conservateur républicain comme Bush, n’a vraiment rien à voir avec avec un neo-conservateur démocrate comme Kouchner !
      Social-démocrate, Ségolène Royal ? Sans doute pas dans son sens moderne, d’autant que pour elle, la partie démocrate est à géométrie variable…
      Sarkozy, libéral tout cour (sur patte) ? En tous cas, j’ai eu l’impression que le social-libérale Tony Blair aurait aimé se pacsé avec lui ! Comme d’autre, apparemment ?
      Tout cela est vraiment très flou ces temps ci (Période charnière ?), et la schizophrénie parole/acte n’arrange pas les choses : Je parle à droite/Je fais au centre ; Où est-ce plutôt du bon sens, matinée de marketing ?

      Ahhh, la politique ça rend dingue !!!

    2. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 8:13

      Toutes ces appelations deviennent effectivement difficiles à comprendre, mais c’est un mouvement plus vaste de brassage des identités que tu mets en avant.
      Pour moi, garderont leurs spécificités : les libéraux, les chrétiens, et les social-marxistes.

    3. Gilbert Sorbier Says:
      mai 15th, 2007 at 9:02

      Mon cher Toréador,

      Superbe article qui montre bien la complexité d’un sujet qu’affectionne particulièrement Hubert Védrine.

      Les électeurs qui n’ont comme béquille que la pose d’étiquettes pour comprendre le monde, sont bien évidemment « largués ».

      La notions gauche/droite ne veut plus rien dire dès lors qu’elle est sortie de son contexte franco/français.

      Dans la plus part des pays civilisés, la notion droite/gauche ne désigne plus qu’une variation plus ou moins solidaire de la même politique.

      Les variations possibles de la politique économique se font sur des critères de technique fiscale au niveau français et sur un choix de plus ou moins de protectionnisme au niveau Européen. Ce n’est qu’au niveau social que la gauche et la droite peuvent se différencier.

      Il serait temps que le PS s’en aperçoive, mais la présence de zozos comme Elie Cohen (soit disant expert) en son sein ne doit pas aider les éléphants à comprendre les enjeux réels des choix techniques.

      Enfin quand à la mise au musée du quarterons de Mammouths du PS, la devront nous à Mamie Ségolène ?

      Auchan ex-Mammouth, n’avait-il pas comme contre-pèterie célèbre une devise prémonitoire: « Mamie écrase les prouts ! »
      Tout dépend du soutien qu’elle va recevoir des « jeunes Turcs » Peillon, Valls, Montebourg, Boutih, ou bien ?

    4. Seb Says:
      mai 15th, 2007 at 10:59

      Toréador 1er au classement! au sommet, plus dure sera la chute ;-)

    5. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 11:07

      Et oui ! Snif, ça m’arracherait presque une larme !

    6. Seb Says:
      mai 15th, 2007 at 11:33

      Pots de vins ? je veux la recette !

    7. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 13:22

      Demande à mes lecteurs !

    8. Seb Says:
      mai 15th, 2007 at 13:30

      Le talent… y’a que ca de vrai !

      Bravo en tout cas

    9. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 14:55

      « Où est la véritable lutte sociale aujourd’hui ? A coté des Lu qui perdent leur emploi ou à coté des enfants esclaves dans les champs de coca d’Amérique du Sud ? »
      Assez manichéen… C’est un peu comme dire à un gamin qui ne finit pas son repas : « tu sais qu’il y a des enfants qui meurent de faim en afrique? »

    10. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 15:04

      Cher Potage, là je ne suis pas d’accord. Du tout. Je pose une vraie question : où est la lutte sociale aujourd’hui. Hier, il s’agissait d’empêcher le travail de nuit des enfants en France. Et aujourd’hui ? S’agit-il d’augmenter incrémentalement le bien-être des 10% de privilégiés de la planète ou d’accroître démesurément celui des 90% restants ?

    11. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 15:33

      Pendant qu’on empêchait le travail de nuit des enfants en France il se passait quoi ailleurs? Qu’elle est l’idée de votre interrogation? Que la gauche française est morte parce qu’il y a des injustices bien plus criantes dans d’autres pays?
      Vous opposez d’une part des salariés de Lu et d’autre part des « esclaves » alors oui je trouve cela manichéen. Vous placez votre comparaison à l’échelle planétaire afin de prouver que la gauche n’a d’avenir que dans l’internationalisme. Pourquoi? Dire qu’en France il y a de plus en plus de gens très riches et de plus en plus de pauvreté suffit comme postulat pour imaginer que la gauche a encore des sujets sur lesquels réfléchir.
      En outre j’avoue que l’internationalisme politique ça ne me parle pas beaucoup. Prendre quelques valeurs ici et là oui pourquoi pas mais n’est-ce pas une des erreurs du monde occidental que de croire que tout les peuples veulent la même choses tant économiquement que politiquement. (Et je ne suis pas en train de dire que les gens veulent être esclaves de qui que ce soit.)
      Pour ma part je pense que le principal problème de la gauche française c’est la droite française. Cette dernière a fait sa révolution culturelle pas le PS.
      Alors s’il faut attendre que le travailleur chinois touche 1300 euros par mois pour trouver une légitimité à la gauche française on va devoir patienter longtemps.
      Sinon je suis ok sur la première partie de votre texte. C’est juste cette dernière question que je ne comprends pas vraiment.

    12. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 15:42

      Et bien, si la Gauche voulait mener des combats utiles, peut-être pourrait-elle réfléchir aux moyens de construire une démocratie politique mondiale ? à dixtupler l’APD ? à boycotter les régimes (dictatoriaux ou non) ne respectant pas les règles édictées par l’OIT ?

    13. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 15:52

      Sur la démocratie et l’APD je suis grosso modo d’accord avec vous. Mais par contre vous suggérerez l’embargo politique et économique comme l’un des piliers d’une reconstruction de la gauche française????
      Il y a des combats utiles à mener sur le territoire français… Je ne comprends pas pourquoi vous ne voyez d’avenir qu’en dehors des frontières françaises pour la gauche?

    14. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 16:00

      C’est tout le sens du billet : soit la Gauche reste « nationale » et se contente d’être l’ambulance de la mondialisation. Soit elle part à l’assaut de la mondialisation pour la rendre sociale.

    15. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 16:16

      Un mondialisation qui n’oublie pas son rôle sociale… N’est-ce pas en ce sens que le discours de la droite a évolué et pu convaincre une partie de l’électorat?

    16. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 16:21

      Pour moi, la Droite a expliqué qu’on pouvait se protéger de la mondialisation, via notamment l’Europe. Une alternative serait de jeter les bases d’un gouvernement mondial, ou bien de créer une Internationale Socialiste destinée à préparer ce projet.

    17. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 16:35

      Alors là Toréador je ne vois pas vraiment comme la gauche pourrait remporter la moindre élection s’il elle base son projet sur un gouvernement mondial.:) D’ailleurs un gouvernement mondial pour faire quoi?
      Pourquoi estimez-vous que le discours de la gauche n’a plus de résonnance au niveau national et doit s’accrocher à un projet mondial??? Pensez-vous que la gauche n’a plus rien à dire de différent par rapport à la droite. Pensez-vous que la droite a gagné le combats des idées en France?

    18. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 16:41

      Mais qui vous a dit que cette nouvelle Gauche cherchera à remporter des élections ?

    19. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 16:50

      Ah oui alors vu sous cet angle effectivement pourquoi pas… :)
      Par contre je ne vois toujours pas en quoi la gauche devrait s’internationaliser pour porter un message qui, si je vous comprends bien, n’a plus de raison d’être en France…

    20. Seb Says:
      mai 15th, 2007 at 16:53

      Mon simple avis est que la gauche française est surtout victime de la pyramise des âges…

      Ensuite, le problème majeur réside dans ce que j’ai comparé à un surfeur sur une vague. La donne mondiale est une vague, lancée par les mutlinationales, l’OMC les organisations américaines, bref tout ce qui fait le capitalisme mondial.

      La politique nous permet de se situer sur cette vague.. Point barre.

      La gauche n’est plus idéologiquement en phase avec la donne mondiale parceque son système keynésien de relance par la consommation ne peut plus marcher sans endetter le pays.

      Attention, je n’ai pas dit que la droite française n’utilisait pas les rouages keynésiens pour gouverner. loin de moi cette idée.

      http://careagit.blogspot.com

    21. Toréador Says:
      mai 15th, 2007 at 16:56

      Pzrce que réformer la mondialisation depuis la France, c’est impossible. On en revient à Staline vs Trotski !

    22. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 16:57

      « La gauche française est surtout victime de la pyramise des âges… »

      Comment ça?

    23. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 17:00

      Oui d’accord Toréador mais alors c’est quoi la conclusion de votre idée sur la rénovation de la gauche française?? Abandonner la France au Modem et à l’UMP et ne briguer que des postes européens tout en mettant en place un parti socialiste mondial dont le but sera de « socialiser » la mondialisation?

    24. Seb Says:
      mai 15th, 2007 at 17:03

      l’analyse n’est pas compliquée à faire, la France se droitise.

      Cette « droitisation » me semble être la résultante d’un glissement de la population dans les âges supérieurs. Age dans lesquels Sarkozy fait ses meilleurs scores.(Etude stats)

      En clair, si la France avait « moins de vieux » la gauche se porterai mieux puisqu’elle dispose de la majorité dans la grande majorité des classes d’âges (hors mis les agés).

      D’aprés certains politologues, l’élection de Miterrand puis de Sarkozy serait des conséquences des « passages » des générations « nombreuses ». en étant jeune, ils votèrent Mitterant, en étant vieux, ils votent Sarkozy…

      Analayse surement simpliste mais que je trouve assez intéressante.

      http://careagit.blogspot.com

    25. Seb Says:
      mai 15th, 2007 at 17:11

      En complément,

      http://www.ifop2007.fr/photo/File/IntentionDeVote/JDD-PRESI20-28-04-2007-16263A.pdf

      page 8…

    26. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 17:12

      Je suis d’accord avec vous l’explication est simpliste. :)

    27. Gilbert Sorbier Says:
      mai 15th, 2007 at 17:14

      « C’est tout le sens du billet : soit la Gauche reste “nationale” et se contente d’être l’ambulance de la mondialisation. Soit elle part à l’assaut de la mondialisation pour la rendre sociale »

      Toréador,
      C’est aussi mon souhait que la gauche rende la mondialisation « humaine ».
      Mais je l’ai déjà écrit ici même:

      Si la gauche se contente d’aboyer quand la caravane passe, elle peut continuer à aboyer pendant des décennies.

      Il faut impérativement qu’elle construise un plan d’attaque qui ne peut être passif.
      Il faut que la France récupère son influence en Europe, pour persuader une majorité de Gd pays pour que l’Europe devienne le leader d’un « humanisation » du capitalisme triomphant…. un CHEVAL de TROIE humaniste à l’INTÉRIEUR de la mondialisation.

      Changer les choses en hurlant du dehors est une UTOPIE à laquelle seuls des Jean-François KAHN (que j’adore par ailleurs) et quelques intellectuels assis, croient encore.

    28. Seb Says:
      mai 15th, 2007 at 17:21

      Je ne suis malheureusement pas électeur de gauche.

      Mais je pense que le salut de la gauche française passe par plusieurs choses.

      La première, comme le dit, Gilles, être l’instigateur d’un mouvement « anti mondialisation » en Europe. Parceque en France c’est impossible. je pense comme Toré qu’il faut qu’elle agisse sur les causes de sa mauvaise santé. Ces causes se situent hors de France.

      La seconde, se rencentrer. La gauche actuelle ne peut plus survivre dans cette donne mondiale. Plus avec cette idéologie marxiste d’opposition perpetuelle travail capital.

      Malheureusement (ou heureusement) je pense que la gauche n’est pas sur la bonne voie. il lui reste énormémement de travail. Qu’il s’agisse des règles de l’OMC ou le libéralisme (lutte contre l’inflation avant tout) des banques centrales (US et UE).

      les « donneurs d’ordres » mondiaux sont issus de la philosophie libérale. Quoi que l’on en dise. Dans une logique de libéralisation du monde, la gauche persiste et signe en proposant des idées décalées.

      C’est mon avis.

      Pour répondre a potagepekinois, l’analyse est surement simpliste, mais il est impossible de nier qu’il a été élu par la tranche agée de la France. Cela fait déjà un argument de vrai.

      http://careagit.blogspot.com

    29. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 17:43

      Remarquez que je n’ai pas nié Seb :) , il s’agit d’ailleurs plus d’un fait que d’un argument. Car si le PS fait sa rénovation en se disant qu’il faut plus de jeunes pour gagner des élections ça promet!! Mais bon ils sont cap:)

    30. Seb Says:
      mai 15th, 2007 at 17:50

      Oui mais si le PS avez une réflexion concrète sur la fiscalité, notamment celle sur le patrimoine (fiscalité dévellopée dans les ages plutot élevés)et sur les valeurs en général je me demande s’ils ne parviendraient pas à piquer quelques voix à la droite…

      D’où le renovation profonde à faire. UNe chose est sure, elle ne se fera pas avec ceux en place actuellement. Et en regagdant ceux qui arrivent (Montebourg and co) c’est vraiment pas gagné !

    31. potagepekinois Says:
      mai 15th, 2007 at 18:01

      Oui Seb je suis cette fois d’accord avec vous : si le PS avait eu un programme il aurait piqué des voix à la droite ;)

    Commentaires