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Paso Doble n°23 : Gauche-migraine
Par Toréador | septembre 3, 2007
A las cincos de la tarde…
Pourquoi l’échec de la Gauche ? Les Kiwis ont décidé d’entamer une réflexion collective sur ce sujet commun, auquel j’ai déjà consacré beaucoup d’articles. Pour Chafouin, il faut un nouveau leader. Je crois cette analyse vraie, mais incomplète. Seb, lui, évoque la modification sociologique de l’électorat du PS. Même constat. En réalité, selon moi la vérité est dans le trait d’union qui unit ces deux thèmes. Le leadership en vis à vis de la sociologie électorale. Et en visionnant les compte-rendus des Universités d’été du PS, la question m’a sauté aux yeux : la Gauche ne serait-elle pas victime de ses élites ?
La Gauche a mal à la tête
Si aujourd’hui l’électorat « de gôche » a autant de mal à se retrouver dans le PS, j’affirme que c’est peut-être parce qu’en moins de vingt ans, ce parti – et surtout ses cadres – s’est considérablement boboisé et urbanisé. Il s’est ainsi coupé d’au moins deux de ses milieux d’origine : le milieu populaire et le milieu notable rural.
Concernant les origines populaires, il y a encore peu de temps, on trouvait au PS des gens comme Pierre Beregovoy, qui avait un CAP d’ajusteur et qui commença comme fraiseur, puis cheminot. Guy mollet, à l’origine pupille de la Nation et professeur d’anglais, avait une formation de syndicaliste. Ce type de profil a disparu.
Les grands leaders de la Gauche ne sont plus forcément des patrons locaux (cf. l’implantation socialiste très forte dans certaines zones rurales – un héritage du radicalisme-socialiste dont Edouard Herriot ou Daladier furent les meilleur exemple) mais des urbains parachutés à la campagne. Ceci a coïncidé avec la disparition d’une « race » autrefois prédominante à gauche : les avocats, notables provinciaux (cf. F. Mitterrand, G. Defferre, P. Mendès-France notamment). La France est vue depuis Paris…
Aujourd’hui, le PS s’est « blumisé », du nom de l’ancien chef du Front Populaire, fonctionnaire, membre du Conseil d’Etat. Laurent Fabius, François Hollande et Ségolène Royal sont trois prototypes de l’énarchie et les noms qui sont avancés ici et là pour les concurrencer ne semblent pas renouer avec les racines à jamais perdues du socialisme : Bertrand Delanoë est le prototype de l’élu urbain, plus prompt à se distinguer par ses idées « Languiennes » (la Nuit Blanche, velib, Paris Plage) que par son goût du socialisme de combat. Idem pour DSK, brillant mondain s’il en est. Quant aux étoiles montantes, quand ce ne sont pas des énarques (Christian Paul), ce sont des hommes d’appareil venus directement à la politique via le syndicalisme étudiant ou le parti (B.Hamon, M. Valls, J.Dray).
**************
La Blumisation de la Gauche
Cette évolution sociologique a peut-être plus de conséquences qu’on ne le pense. Certes, il est évident que lorsqu’un énarque ou un apparatchik parle de marché du travail à un chômeur, il est aussi crédible qu’un curé dissertant sur les problèmes de couple. Mais cela va plus loin : la Gauche a toujours oscillé entre des cultures très différentes, des conceptions du combat social tributaires du leader en place. La période de Leon Blum a coïncidé avec l’avènement d’une autre forme de socialisme : non pas un socialisme « dur », révolutionnaire, mais un socialisme conçu comme une « démocratisation populaire », voire même festif. Il n’est pas complètement accidentel selon moi que justement les 35 heures soient devenues le symbole de la conquête sociale au moment justement où le PS a renoué avec sa période « blumiste » .
La manière d’appréhender la lutte sociale diffère suivant les couches sociologiques. Le socialisme urbain s’identifie intuitivement à la poursuite de grandes conquêtes populaires et massives (cf. Velib, qui en est le dernier avatar) : un socialisme de classes populaires, plutôt qu’un socialisme de conquête sociale. Pour l’urbain aisé, le socialisme est théorique, intellectualisé : c’est une grande opération qui « touche les classes populaires » (cf. les 35h…), classes d’ailleurs dont il ignore tout. On ne se bat plus pour des impératifs pratiques mais de plus en plus pour des concepts, des « droits« .
Or, aujourd’hui, le centre de l’échiquier politique, ce sont les « classes moyennes » qui refusent de s’identifier aux classes populaires comme à la « bourgeoisie ». Ce sont des classes « sandwich », sans véritable périmètre stable, mais qui sont complexes à gérer car elles sont à la fois bénéficiaires de l’Etat (au même titre que les classes populaires) et contributeurs nets (comme les catégories aisées)
L’aggionarmento de la Droite est passé par le renouvellement d’une parti de ses « élites », notamment avec la montée en puissance des gens venus du secteur privé (Bertrand), et notamment des avocats d’affaire (Sarkozy, Lagarde, Borloo). Renouveler les idées de la Gauche passera donc sans doute par un glissement sociologique de ses élites : des élites qui sauront redéfinir un socialisme de classes moyennes. Et qui, à la différence de François Hollande, auront une idée de la « richesse » un peu plus précise…
Tags: clivage-gauche/droite, DSK, gauche, Hollande, Kiwis, Laurent-Fabius, Mitterrand, PS, Ségolène-Royal, social
Sujets: Paso Doble | 15 Comments »





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septembre 4th, 2007 at 0:28
@ Toreador,
je n’hésite pas à dire quand je trouve tes billets drôles et/ou justes. Mais celui-ci, je le trouve très limite. En fait, je pense sans vouloir t’offenser et te caricaturer qu’il s’agit d’un post de Parisien qui prétend ne pas l’être tout en l’étant terriblement.
- Le socialisme municipal persiste de manière très claire. Voir Edmond Hervé à Rennes notamment, Michel Delebarre à Dunkerque, Pierre Mauroy (et maintenant Aubry) à Lille… D’ailleurs, ces deux dernières villes sont loin d’être des villes « bobos ». Et je ne parle pas des maires de banlieue (est) dont tu ne parles pas du tout comme le maire de Clichy-sous-bois, le maire de Cachan qui sont loin d’être les « bobos » que tu décris ;
- Le socialisme rural n’est certainement pas mort. Si Royal notamment a été parachutée dans les Deux-Sèvres, son implantation est totalement réussie. Elle est assimilée à une femme du coin, certainement pas une Parisienne. Je peux en témoigner ! Mais on pourrait étendre cela aussi à un député de la Meuse réélu sans aucun problème, alors que le terrain est difficile. Ou encore Pierre Moscovici élu à Montbéliard.
- Enfin, je ne parle pas des régionales et de certaines personnalités plus que bien implantées comme Jean-Yves Le Drian en Bretagne ou Michel Vauzelle en PACA. J’oublie encore Alain Rousset en Aquitaine ou Martin Malvy en Midi-Pyrénées.
Et alors, le pire du pire, c’est ton analyse – très sommaire – de la droite. Faire de Bertrand le mec du « privé » qui a révolutionné la droite, c’est énorme. Et quant à Lagarde, elle compte peanuts sur l’échiquier politique, c’est même une piètre politique (cf sa sortie d’hier encore). Borloo itoo. La droite est caporaliste et s’en tient au chef… tant qu’il gagne.
Ensuite, bien sûr que le problème de la gauche est que son message passe mal auprès de certaines couches populaires. Ceci étant, il ne faudrait pas exagérer non plus. Royal n’était pas largement majoritaire chez les ouvriers mais elle l’est malgré tout. Qu’il manque certaines figures issues des milieux populaires, c’est sans doute vrai. Mais en tout cas, ton billet est à mon avis à mille lieux d’un constat nuancé.
septembre 4th, 2007 at 0:28
@ Toreador,
je n’hésite pas à dire quand je trouve tes billets drôles et/ou justes. Mais celui-ci, je le trouve très limite. En fait, je pense sans vouloir t’offenser et te caricaturer qu’il s’agit d’un post de Parisien qui prétend ne pas l’être tout en l’étant terriblement.
- Le socialisme municipal persiste de manière très claire. Voir Edmond Hervé à Rennes notamment, Michel Delebarre à Dunkerque, Pierre Mauroy (et maintenant Aubry) à Lille… D’ailleurs, ces deux dernières villes sont loin d’être des villes « bobos ». Et je ne parle pas des maires de banlieue (est) dont tu ne parles pas du tout comme le maire de Clichy-sous-bois, le maire de Cachan qui sont loin d’être les « bobos » que tu décris ;
- Le socialisme rural n’est certainement pas mort. Si Royal notamment a été parachutée dans les Deux-Sèvres, son implantation est totalement réussie. Elle est assimilée à une femme du coin, certainement pas une Parisienne. Je peux en témoigner ! Mais on pourrait étendre cela aussi à un député de la Meuse réélu sans aucun problème, alors que le terrain est difficile. Ou encore Pierre Moscovici élu à Montbéliard.
- Enfin, je ne parle pas des régionales et de certaines personnalités plus que bien implantées comme Jean-Yves Le Drian en Bretagne ou Michel Vauzelle en PACA. J’oublie encore Alain Rousset en Aquitaine ou Martin Malvy en Midi-Pyrénées.
Et alors, le pire du pire, c’est ton analyse – très sommaire – de la droite. Faire de Bertrand le mec du « privé » qui a révolutionné la droite, c’est énorme. Et quant à Lagarde, elle compte peanuts sur l’échiquier politique, c’est même une piètre politique (cf sa sortie d’hier encore). Borloo itoo. La droite est caporaliste et s’en tient au chef… tant qu’il gagne.
Ensuite, bien sûr que le problème de la gauche est que son message passe mal auprès de certaines couches populaires. Ceci étant, il ne faudrait pas exagérer non plus. Royal n’était pas largement majoritaire chez les ouvriers mais elle l’est malgré tout. Qu’il manque certaines figures issues des milieux populaires, c’est sans doute vrai. Mais en tout cas, ton billet est à mon avis à mille lieues d’un constat nuancé.
septembre 4th, 2007 at 0:45
@ A te lire on a l’impression que le PS brille de mille feu, si ces derniers persistent à vivre dans l’opposition c’est qu’il y a un probleme.
Pour ton analyse sur Segolene en région je peux te presenter une bonne vingtaine de blogueur lecteurs a l’opposé de ce que tu maintient ici !
Mais c’est vrai que la globalisation générale des maires à l’attitude d’un seul peu etre préjudiciable.
septembre 4th, 2007 at 1:05
@ Seb,
oh non je ne pense pas que le PS brille de mille feux. Je pense en revanche que le PS est loin d’être dans l’une de ses pires déroutes. Ces résultats électoraux, au vu de ses faiblesses, sont même miraculeux d’un certain point de vue.
Je pense que nous avons un problème en ce moment mais que ce n’est pas par la caricature que nous allons l’empêcher. D’ailleurs, j’espère que les résultats aux municipales ne seront pas (trop) bons pour ne pas esquiver le débat une prochaine fois.
septembre 4th, 2007 at 9:28
je partage une grande partie de ton propos et si je puis me permettre, il complète ma propre analyse de militant socialiste.
cf mon post de lundi sur l’université de la Rochelle et d’autres
septembre 4th, 2007 at 10:03
Cher John,
Je prends la critique comme elle vient. Premièrement, tu remarqueras que je me suis concentré uniquement sur les « leaders » et non pas les cadres. C’est une nuance de poids car tu cites des gens peut-être très bien mais qui ne pèsent pas grand chose dans la direction du parti.
Ensuite, dans l’ordre :
- Je ne suis pas parisien. Là où je suis né, ce serait même considéré pratiquement comme une insulte !
- Sur les maires que tu cites, je te renvoie à la distinction leaders/cadres. Tu as tout à fait raison néanmoins ils appartiennent à la grande tradition de socialisme municipal : la seule différence c’est qu’il y a 50 ou 70 ans, le leader du PS aurait justement eu le profil d’un Delebarre, alors qu’aujourd’hui l’influence de ces élus de terrain est circonscrite. De plus, mon propos était plus centré sur le socialisme « rural », qui a complètement disparu.
- Sur Ségolène, j’ai beaucoup de mal à te croire. Les critiques sont nombreuses et elle a complètement peoplisé sa région (la défense du Chabichou étant la feuille de vigne). Les critiques sont très nombreuses.
- Sur la Droite, ton propos est vivement critiquable. J’ai parlé de renouvellement des têtes de file. Regarde les étoiles montantes, et elles s’appellent effectivement Bertrand, Dati, Lagarde, Borloo, etc… Tu peux considérer qu’en termes d’appareil ces gens-là ne comptent pas mais ça c’est une réflexion en termes de socialiste apparatchik : le parti n’a pas le même rôle à droite qu’à gauche.
Regarde Villepin : il a terminé PM. Pas mal pour un type sans troupes. Et dans la liste que je t’ai donné, je ne mettrais pas ma main au feu qu’il n’y a pas le prochain PM.
@ Marc : je ne sais pas si tu parlais de mon propos ou de celui de John ?
-
septembre 4th, 2007 at 12:50
Ok mais aussi :
A l’usage, à la longue, on a fini par se rendre compte qu’une bonne partie des idées de gauche ne marchent pas … et même parfois masquent ou déplacent ou même compliquent les problèmes.
septembre 4th, 2007 at 20:26
Euh.. Pour ma part je sais bien que mon analyse est incomplète, j’aurais dû le préciser mais je visais surtout un angle stratégique pour le PS. Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il soit coupé des classes populaires.
Et n’en déplaise à John, Ségolène n’a absolument pas été majoritaire chez les ouvriers,; comme Jospin en 2002 A mon avis, c’est plutôt Le Pen ou Sarkozy. Quant au PS, sa situation est désespérante contrairement à ce que John écrit. Les résultats des présidentielles ont été enflés par le syndrôme 2002, et celui des législatives a été une arnaque à la TVA sociale!
septembre 4th, 2007 at 21:54
@ le chafouin,
je suis désolé, ce que tu es dit est faux ou alors tu sais mieux que les enquêtes à la sortie des urnes. Ségolène Royal fait selon les enquêtes d’opinion entre 50 et 51% des voix chez les ouvriers, ce que j’appelle la majorité. Il n’y a que le CEVIPOF il me semble qui donne 52% à Sarkozy mais cela reste toujours un très fort rattrapage par rapport à 2002.
Ensuite, ton analyse est renversante… Et à ce moment-là, tu ne crois pas aussi que la droite a gagné (je veux dire Sarkozy) contre Royal ? On peut analyser toutes les élections de cette façon à ce moment-là.
@ Toreador,
tu n’es pas Parisien mais tu y vis, avoue…
- les « barons » du PS dont tu parles sont au contraire très influents. Un bon nombre d’entre-eux sont au Bureau National et ni Royal ni Hollande ni qui que ce soit ne peut rien sans eux. La preuve, la candidature Royal a commencé à être perçue sérieusement quand elle a reçu le soutien des barons locaux tels que Rousset, Collomb ou encore d’autres présidents de région. Ce sont eux qui font que Hollande tient pour le moment.
- pour ma part, je ne sais pas très bien ce que tu entends par socialisme rural, mais si tu entends la présence des socialistes dans les villes moyennes inférieures (moins de 50 000 hab), il est au contraire on ne peut plus vivace. Regarde la Nièvre, même l’Ariège, l’ensemble du Puy de Dôme ou de la périphérie rurale de Toulouse ! Ceci dit, il ne faut pas confondre les rad-soc avec l’ex-SFIO ! C’est d’ailleurs bien la raison pourquoi la gauche n’a jamais eu la majorité au Sénat !
- sur Royal dans les Deux Sèvres, c’est sûr qu’en lisant les blogs confectionnés par l’UMP pour l’assassiner pendant la campagne en guise de « témoignages », t’as du tomber sur du lourd ! Pour ma part, j’étais sur place (eh oui)… et je ne fais que constater. Ensuite, sur le plan des faits, elle a été réélue en 1993 alors que l’image du PS était bien pire qu’aujourd’hui. Elle a réalisé près de 65% dans sa circonscription lors des présidentielles, a été élue avec 55% des voix aux régionales et le nombre de députés socialistes a augmenté de 80% dans sa région en 2007… Quant à la « peoplisation », ce mot est ressorti à toutes les sauces. Si évoquer son territoire ça en fait partie !
- sur la droite, je maintiens, ces personnes ne comptent pas, à commencer par Lagarde. C’est Sarkozy qui s’est imposé à la suite d’un combat de chefs. Il a ensuite imposé ses équipes. Mais le sarkozysme, ce n’est ni Lagarde (j’ajoute que c’est Villepin qui l’a fait venir, et pas Sarkozy) ni Bertrand et encore moins Borloo. Le sarkozysme, c’est Devedjian, Morano, Jégo, Lellouche, Estrosi et j’en passe. Ce sont eux qui ont permis, par les pires coups habituels, à faire arriver Sarkozy là où il est. Ce sont eux le « renouveau de la droite » et certainement pas ses Ministres effacés qui au pire ne seront que vice-Premier ministre et jouiront d’un poids politique encore plus faible que celui de Fillon. Le chef, toujours le chef !
septembre 5th, 2007 at 10:39
John G : c’est toi qui est sidérant, tu n’admets pas l’évidence. Il y a eu une forte adhésion pour sarko, et dieu sait si je ne l’apprécie pas. Toi, ton socialisme t’aveugle. Il n’y a pas besoin d’être fin analyste de la politique pour savoir qu’une bonne part des voix de royal étaient de rejet, ou de dépit. Merci, j’ai passé l’âge de discuter avec des gens bornés.
septembre 5th, 2007 at 10:47
John : tes sarkozystes ne sont guère mis en avant. Ce sont eux qui l’ont supporté pour gagner, mais ils n’ont pas été les principaux bénéficiaires (pense à ce pauvre Lellouche).
Le poids des barons locaux a effectivement joué pour Royal mais je ne partage pas ton analyse : c’est la pression des sondages et des « nouveaux adhérents » qui les ont conduit à se déclarer pour Sego. Quant à Hollande, il tient parce qu’il est le seul à être populaire auprès des militants.
Sur les Deux-Sèvres, j’ai surtout lu un livre écrit par 2 journalistes qui l’ont totalement démolie, notamment sur sa gestion de la Région. Son score dans sa circonscription au moment des présidentielles n’est pas vraiment parlant (cf. « effet local » : tu votes pour ton candidat local car tu es fier qu’il te représente nationalement – cf. vote de Villiers en Vendée) et la statistique des 80% n’est pas mathématiquement exacte (on ne peut parler en % qu’à partir de 100…). Nous verrons si elle sera REELUE aux régionales : c’est ça qui déterminera son avenir. En l’occurrence, quelque soit son bilan (piteux), je pense que sa participation à l’élection présidentielle la met hors de danger : on ne vire pas une figure nationale…
septembre 5th, 2007 at 11:00
Toreador,
Apparemment tes lecteurs ignorent que mon parti est dans une crise interne unique dans ce sens que les militants eux-mêmes sont quasiment en guerre civile.
Les vieux militants de la caviar-bobocratie soutenant Hollande et Bertrand Delanoë pour cette phrase immense qui lui a valu une standing ovation:
«C’est bien de préparer l’élection présidentielle, mais il faut agir, le PS a le devoir d’être une opposition utile pour ceux qui ont besoin de nous». Quand on a des militants assez cons pour applaudir du vent… on n’a pas besoin d’adversaires !
Les nouveaux militants ayant battu en retraite à La Rochelle, leurs leaders ayant pris la poudre d’escampette ou préféré tenir leur propre meeting sur le parvis.
Un copain militant dans une ville proche de Montpellier, me dit que les «tensions» sont telles, que les responsables locaux vont créer plusieurs section locales pour séparer les belligérants:
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2007/09/vautil-mieux-tu.html#comments
septembre 5th, 2007 at 20:53
@ le chafouin,
comment ça « gens bornés », je discute il me semble. Ce discours sur le PS effondré… on l’entend tous les jours, dans tous les media, à part quelques rares. Il faut quand même avoir un peu de recul historique pour ne pas dire de telles âneries.
Bien sûr que Royal a perdu, bien sûr qu’il n’a pas réussi à convaincre, je ne vois pas comment je pourrai dire le contraire. Mais encore une fois, je ne crois pas que tout soit à jeter dans ce qu’elle avait entrepris, bien au contraire. Ca n’a rien de « borné ».
@ Toreador,
- oui pour la pression des media et sondages, ne suis pas aveugle. Mais cela ne change pas à ce que je disais, uniquement avec les sondages, Royal n’aurait pas été désignée. Il lui fallait le soutien de ces barons, ce qui témoigne de leur influence y compris au niveau national.
- sur son bilan, je ne sais pas quel « livre » tu as lu. J’espère que tu ne parles pas du torchon « Livre noir des régions socialistes » rédigé par l’UMP… qu’ils ont d’ailleurs vite enterré ! Si tu as l’occasion, regarde le site de l’INSEE… tu y verras les véritables réussites en matière d’emplois, d’implantations d’entreprises et de la mise en oeuvre d’un grand nombre de mesures dont elle parlait dans son pacte. Si tu préfères, il y a 4 députés de plus par rapport à 2002, dont l’un dans une circonscription (celle voisine de Royal dans les Deux-Sèvres) qui était à droite depuis 120 ans (celle de Dominique Paillé).
septembre 6th, 2007 at 0:55
« Ségolène Royal, la Dame aux deux visages »
septembre 6th, 2007 at 2:12
@John G
Je te prie de m’excuser si j’ai été désagréable. Je ne dis pas que ségolène n’a rien dit d’intéressant. je dis que son score ne relèvbe pas d’une adhésion. Nuance!