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Banderille n°181 : Royal en Destin animé
Par Toréador | décembre 4, 2007
Un jour, mon tour viendra…
(sur l’air de « Blanche-Neige et les 7 nains »)
La défaite, c’est comme un éléphant : on peut l’examiner par en bas, en dessous, ou sur le coté et, comme le dit un proverbe indien, on le verra différemment. Celui de Ségolène n’échappe pas à la règle, l’éléphant étant vu depuis la défense… C’est un livre censé « rendre des comptes » dont nous gratifie la candidate. Il en règle quelques uns au passage (les bons comptes font les bons amis au P.S).
Mais là où il se veut original, c’est qu’il reprend la bannière de la « démocratie participative« , avec un petit air de revenez-y.
Ségolène Royal a donc joué la carte de la nostalgie et pioché dans son érudition musicale pour trouver un titre censé parler moins d’elle que « des gens ». « Ma plus belle Histoire, c’est vous » – C’est un joli titre, il faut en convenir, et qui lui va à ravir : D’abord, parce que « Son plus beau programme, c’est Nous » (Ah, la France présidente !). Ensuite, parce que l’un des succès de Barbara (dont c’est la fête ce jour), paru en 1981 (année fétiche) s’intitulait Seule.
Et parmi ses titres incontournables, on peut citer : Dis, quand reviendras-tu…
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Ségolène, c’est ma cousine…
Sur un air connu de Chantal Goya)
Le livre, cependant, tourne principalement autour de l’ex-Reine de Beauté du P.S (ô surprise !). On apprend qu’elle n’est ni Blandine (comme je l’avais moi-même surnommé), ni la Vierge (idem), ni Jeanne d’Arc (décidément, j’ai moi-aussi écumé les poncifs), mais Bécassine.
On apprend surtout qu’elle n’a (presque) aucun défaut, la Dame Royal, si ce n’est d’avoir été « par effraction » (sic) la candidate du P.S. C’est quand même incroyable la capacité qu’a Ségolène Royal à se décharger autant sur les autres, même lorsqu’elle fait semblant de débuter un commencement d’esquisse d’auto-critique. Elle ne se reconnait ainsi qu’une seule faute : n’avoir pu aligner au lendemain de l’investiture un nombre respectable de ténors socialistes « sourire aux lèvres et fleur au fusil ». En d’autres termes, sa seule faute c’est que les autres ne l’ont pas soutenu.
Elle a également « un regret », les débats participatifs « en décalage dans le rythme de la campagne ». Là encore, il s’agit d’une critique à peine dissimulée contre les ténors du PS qui l’ont pressé d’accoucher d’un programme.
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Je l’aurai un jour, je l’aurai !
(Ca, c’est Palace !)
La seconde partie du livre, elle, est consacrée, au démontage systématique de ses adversaires, qui sont nombreux (de droite, comme de gauche). La petite dame, après avoir villipendé ses amis, ses adversaires, son ex-mari, la presse, Bayrou, et tous ses c… qui ne l’ont pas suivi, a le culot de conclure, elle qui est l’immaculée conception, qu’elle « refuse la posture victimaire« . Elle s’autorise donc des jours meilleurs : « Je ne connais encore ni le lieu, ni la date, mais je sais qu’un jour, nous nous retrouverons (…) Je gagnerai un jour pour eux« . C’est beau comme l’antique – On dirait presque du Saint Mathieu (XXV, 13) : ami du PS, vous êtes prévenus, Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
Qu’est-ce que ça aurait été si elle avait été une candidate bourrée de certitudes, incapable de reconnaître ses erreurs et d’en assumer la responsabilité, tout en prenant une posture victimaire pour échapper à ses responsabilités ! On l’a échappé belle…
Tags: Bayrou, femme, présidentielles, PS, Royal, Ségolène-RoyalSujets: Banderille, Toréador critique la Gauche | 8 Comments »





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décembre 4th, 2007 at 18:15
Ségolène, oh! ma belle Ségolène, je t’aime !
Même Marielle de Sarnez s’est faite refaire le dentier !
« Un homme sur mille est un meneur d’hommes, les neuf cent quatre-vingt-dix-neuf autres sont des suiveurs de femmes. » (F.B.)
décembre 4th, 2007 at 22:06
Post très faible je trouve. Peut-être du à votre ire et à votre petites guerres pichrocolines.
Pas grand chose à dire si ce n’est que vous n’avez sans doute pas du lire le livre, à moins que vous vous soyiez pointé ce matin à 9h à votre Fnac ou que vous êtes journaliste. Tiens, un petit indice sur votre identité, pour revenir sur une question où votre talent s’exprime mieux.
Vous auriez peut-être pu revenir sur ses portraits croisés de BHL et de Chevénement, qui méritent mieux que ce que la presse en a fait ou encore ce fameux passage des prétendues « bourdes » que vous avez vous-même relayées.
décembre 5th, 2007 at 0:06
John G : prévisible vous êtes. Toujours du coté de la Gauche, toujours contre la Droite. L’avis en perd de son intérêt
décembre 5th, 2007 at 10:31
A lire la critique de Jean d’Ormesson, toujours aussi malicieux et décapant.
http://www.gaullisme.biz/article-14339791.html
décembre 5th, 2007 at 11:05
Et voir aussi le blog de JMA.
décembre 5th, 2007 at 13:15
[...] enfin l’individualisme sans borne de Royal, et les tirs viennent de tous les camps: amusés, dépités, parfois très calmement et très précisément appliqués.Il ne faut pas voir là l’effet des [...]
décembre 6th, 2007 at 11:37
Mon pauvre John G, décidément !
Quel portrait de la Vierge du Chabichou par BHL ? Celui-ci par exemple ?
Les 2 destins de Ségolène,
par BHL: extraits:
« Je passe sur le personnage de Ségolène Royal elle-même, ce mixte instable de démagogie et de caractère, de narcissisme extrême et de vraie audace politique – je passe sur ce côté Blanche-Neige et Dame Blanche, Jeanne d’Arc pour âge cathodique et Immaculée Conception néosocialiste, je passe sur ce « ralliez-vous à mon tailleur crème ! inscrivez-y vos rêves, doléances et désirs d’avenir ! » que décrit Marc Lambron dans un portrait qui paraît ces jours-ci (« Mignonne, allons voir… », Grasset) et dont je recommande vivement la lecture. »
« si elle le croit, c’est terrible ; si elle ne le croit pas mais croit seulement que c’est ce que ses futurs électeurs entendent et veulent qu’elle croie, c’est presque plus terrible encore ; car il y a dans tout cela un côté « l’oeil du Poitou voit juste et le terrain, lui, ne ment pas » qui, pour le coup, ne rassure guère ; il flotte autour de ce royalisme-là, garanti province contre Paris et 100 % tradition française, un parfum de « travail, famille, matrie » qui n’augure, réellement, rien de bon. »
http://ancien.lepoint.fr/edito/docu…23/11/06
Elle est indéfendable, cette femme : elle frise l’obscénité avec son incommensurable impudeur et son mépris de l’humanité tout entière, hommes et femmes inclus.
décembre 6th, 2007 at 11:42
Bonjour Toréador,
« Un jour, mon tour viendra…
(sur l’air de “Blanche-Neige et les 7 nains”) » : pour avoir écouté la Miss elle même, et lu les morceaux choisis de son bouquin, je crois qu’ »Un jour mon Prince viendra », c’était bon aussi !