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Les Sept Merveilles du Oueb (IX) : Pascal, le vilain petit canard
Par Toréador | mars 21, 2008
Il est le 9ème des portraits 100% subjectifs des finalistes, après Nicolas le Métronome, The Elegant Mr Charles, le Distant et distingué Hugues, Eolas “le Meilleur d’entre Nous“, Crazy Freddy le Kiwi, Friedrich le Globe-Trotter, H16 le Décadent, et Koz l’Honnête Homme.
Qu’importe le flacon…
De Koztoujours au Poliblog, on passe de la Belle à la Bête, de l’élite à l’anonyme (1079ème), du blog de lin au blog de bois brut. Car le Poliblog n’est pas une Multinationale qui tutoie les hauteurs de Wikio, mais bien une modeste PME. Sa mise en page est – en toute objectivité – la plus moche qu’il soit (à égalité avec celle du Hibou Philosophe) : un arrière plan vert foncé et un deuxième fond vert pastel avec des caractères en marron-gris, des pubs bleutées en haut, et pointe du kitch, la photo de l’auteur quand il avait 8 ans (mais c’est mignon).
Le Poliblog Indépendant n’est pas un blog qui attire par ses atours. C’est le Web -2.0 en termes de technicité et de « widgets ». Aucun lien dans le texte. Pas de tags.
En même temps, « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ? » – Il se trouve que Pascal aime Musset, ça tombe bien !
Un peu langue de pute, et pas soumis
Car malgré un style parfois très long et dépourvu de ponctuation, et même quelques fautes d’orthographes (mais qui n’en fait pas ?) ici ou là, le Poliblog de Pascal L. a son public. Fidèle. Qui l’a soutenu en masse jusqu’à la finale. Alors il est temps de se demander quel est le mystère « Poliblog » ?
En réalité, dans la grande famille des blogs, le Poliblog fait partie de la branche des polémistes, à laquelle on pourrait d’ailleurs raccrocher Toréador ou Ozenfant (d’ailleurs Pascal L fait partie comme nous des « orphelins » du blog de Laurent Bazin). Contrairement à un Charles, il n’y a pas d’esthétisme dans la démarche. Le style est parlé et volontiers relâché, et a recours aux formes traditionnelles de l’art polémiste : petits surnoms péjoratifs (Sa Sainteté ou Sa Gracieuseté Nicolas Ier), détournements de noms (Christine Lagaffe) et allusions grivoises.
Extrait : « Des boulets plus chanceux, qui avaient déjà fait la preuve de leur inaptitude à gérer un quelconque dossier comme Luc Chatel, se voient promus, le secrétaire d’Etat à la Consommation devenant maintenant porte-parole du gouvernement et gagnant l’Industrie au détriment du tourisme, beaucoup moins intéressant pour un cire-mocassins qui doit toujours rester à proximité immédiate de l’Elysée. Luc Chatel est l’humoriste qui avait confié à Charlot Beigbeder la réalisation d’une mission « de réflexion » (…) rapport qui comme tout autre document remis à l’équipe Sarkozy sur n’importe quel sujet depuis mai 2007 était une ode au foutage de gueule et qui a, du moins on le suppose, fini par atterrir dans les cagettes déjà débordantes d’allume-feu qui s’empilent à proximité du bureau présidentiel, car si le petit Nicolas a toujours ses vapeurs (à cause du bromazépam à hautes doses ?), il adore quand ça crépite dans son burlingue.«
Or, le lecteur associe très souvent la virulence du ton avec celle des idées. Comme pour H16, on se méfie donc instinctivement : les polémistes se recrutent généralement aux extrêmes. Il y a comme un soupçon de poujadisme.
Le vilain petit canard ?
Pascal L. est un cas à part sur le net. Contrairement à la grande masse des blogueurs, ce n’est pas un petit parisien qui veut faire président de la République quand il sera grand. Il n’a sans doute pas pas la trentaine comme Koz ou Eolas, mais plutôt la quarantaine rugissante (Il aime « les chiffres et les lettres »mais fais encore du VTT…). Par conséquent, ce qui est important dans le titre du Poliblog, c’est le mot « indépendant« .
Comme des milliers d’autres, le Poliblog indépendant cherche à être le poil à gratter de l’élite, la voix de la France d’en bas, du petit commerce et de la province, sans langue de bois.
Cela ne plait pas à tout le monde, certes, mais le succès est là. Le Poliblog est un vrai blog : c’est une aventure authentique, celle d’un type qui n’a peut-être pas fait l’école du barreau ou HEC, mais qui a ses idées et qui les exprime avec une méchanceté qui peut être parfois très drôle. Et heureusement, sinon la blogosphère serait une annexe de l’IEP de Paris !
Politiquement, il est proche de Malakine. Je le vois comme un mélange de poujadiste popu, de républicain sourcilleux et de progressiste-libertaire contrarié. Avec un fond de culture classique qui dénote avec certains de ses billets limite Closer. Un très bon exemple du français moyen, sans note péjorative de ma part. Il y a un coté Café du commerce, bar du coin, ou vestiaires de stade, y compris au niveau des dérapages, si j’en crois certains de mes commentateurs.
Il y a une qualité que j’ai apprécié particulièrement chez Pascal L. : son enthousiasme. En demi-finale, il est l’un des seuls à avoir saoûlé ses lecteurs avec sa candidature. Et puis, subitement, il a déchanté tout aussi vite car il a trouvé que Frednetick avait triché. Ceci démontre une personnalité en quête de reconnaissance – et d’évasion – et un homme au caractère fluctuant. Pascal est une personnalité attachante.
Le vilain petit canard est-il un Cygne ? Actuellement, il a besoin de vos votes pour être sélectionné dans les 7 gagnants. A vous de voter pour les 7 Merveilles du Oueb !
P.S : Les résultats au 21/03/2008 : 318 votants. 1er Frednetick (67 voix + 16 points grâce à son billet = 83 points), 2ème : Le Bistrot de Nico (71 voix + 5 points = 76 points), 3ème Koz (52 voix + 0 point (pas de billet), 4èmes ex-aequo : Friedrich et H16 (47 voix + 0 point ), 6ème : Eolas (45 voix + 0 point), 7ème : Charles (34 voix + 0 point). Seraient éliminés : le Poliblog (29 voix), Comm-Vat (24 voix) et Technologies du Langage (19 voix), mais je rappelle qu’un billet conforme au règlement du concours peut faire gagner des points !
Tags: anti-langue de bois, Koz toujours, Laurent Bazin, polémiste, Poliblog, poujadismeSujets: Portraits, Toréador critique littéraire et médiatique | 27 Comments »





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mars 21st, 2008 at 16:26
En plus du bon gros côté poujadiste (tous des cons, tous pourris), je me permets de signaler que tu oublies de mentionner les appels répétés à l’élimination physique de telle ou telle personnalité politique.
Effectivement, Poliblog est doté d’un humour particulier. Comme tu dis on aime…ou on déteste.
mars 21st, 2008 at 17:04
Son style d’écriture me fait penser à un doux mélange de Frédéric Dard et de Pierre Desproges. Détonnant, parfois dérangeant mais jamais ennuyeux.
mars 21st, 2008 at 18:31
« le web.-2.0″ … c’est pour ça que je t’adore, Toreador ! t’as vu, ça rime ! … en même temps, faut pas trop m’en demander c’est vendredi soir … et puis tu as réclamé des commentaires, il faut bien que t’en aies des cons, aussi … d’ailleurs c’est très marrant que tu parles de ce blog-là aujourd’hui, et que je lise le commentaire ci-dessus, parce qu’il m’est arrivé moi aussi de penser à Frédéric Dard en lisant Poliblog … et pile poil ce soir je rencontre Patrice Dard … le père de mon idole littéraire absolue … sur qui j’aurais écrit une thèse si j’avais fait lettres au lieu de droit …
… tout ça nous éloigne de notre mouton Poliblog, mais bon …j’accroche pas bien
mars 21st, 2008 at 18:38
Rose si tu retrouves la référence du billet illustrant tes dires je suis preneur !
mars 21st, 2008 at 19:21
Tiens, tiens, le Poliblog Poujadiste !
Tiens j’ignorais que tirer sur les patrons, l’extrême droite et la droite (surtout), le centre et la gauche aussi… fût Poujadiste !
Pascal à la même optique que le souriant Albert, il pense que :
« Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l’univers, je n’ai pas acquis la certitude absolue. » et çà ! Cà énèrve terriblement ceux qui se sentent visés.
Bien sûr, il est important de comprendre d’emblée que c’est de l’humour… vous savez l’humour, ce truc qu’on ne doit pas prendre au sérieux !
Ce truc qui vous prend les zygomatiques, vous fait secréter de l’endorphine, et tout, et tout !
mars 21st, 2008 at 19:24
@Toréador,
Je suppose que tu fais allusion à ce qu’a dit RoseNoire:
« je me permets de signaler que tu oublies de mentionner les appels répétés à l’élimination physique de telle ou telle personnalité politique »
Je me souviens m’être délecté de ses envolées lyriques finissant par le fin brutale du/des protagonistes, à tel point que je pensais en trouver partout dans ses billets. Finalement, avec beaucoup de difficultés, l’absence de tags sans doute, j’ai déniché ceci:
« Toutes les conditions sont donc réunies pour que nous apprenions très prochainement la disparition brutale de Denis Gautier-Sauvagnac : outre la pendaison, style Saddam Hussein, et les traditionnelles « deux » balles dans la tête, méthode Bérégovoy, celui qui est encore numéro deux du MEDEF pourrait choisir, pour mettre fin à ses problèmes judiciaires, de se boxer avant de se noyer dans un étang comme Robert Boulin ou de se jeter du haut d’une petite falaise après s’être déshabillé et immolé comme le juge Borrel, ce qui permettrait de boucler en partie un dossier susceptible de devenir encombrant pour certaines relations d’affaires du possible futur défunt… »
Dans un ancien billet: http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/10/11/6497564.html
mars 21st, 2008 at 20:56
Rien de bien méchant en somme dans cet extrait !
mars 22nd, 2008 at 7:59
Un peu comme Charlie Hebdo qui se définissait comme le « journal bête et méchant », le Poliblog n’a rien de méchant. Il est seulement drôle et (très) corrosif.
Mais c’est déjà pas mal vu le nombre de blogs qui se prennent très au sérieux.
On a du certainement te le dire, mais j’aurais bien voté pour toi dans ce classement des 7 merveilles du web.
mars 22nd, 2008 at 9:01
Merci c est gentil mais je ne pouvais pas organiser et participer: on m’aurait accusé de me faire de l’autopromotion!
mars 22nd, 2008 at 9:10
Il est simplement un auteur qui se cherche encore mais je commence à le percevoir, très prêt de trouver le sujet qui lui permettra de publier un livre, un vrai, un qu’on achète !
Comme tout écrivain, il est à fleur de peau, a besoin de reconnaissance, d’amour et sa pudeur l’empêche de faire de la ‘réclame’ comme beaucoup. Il est, de plus, terriblement sincère !
Certes son propos s’enflamme à la moindre étincelle et déborde souvent. Ses propos corrosifs alors empêchent même le commentaire (peut être aussi par lâche prudence surtout en les temps qui courent…) mais son verbe et sa faconde ne sont égalés par personne ici.
Il arrive à créer un lien qui addicte son lectorat.
Quelquefois, je me dis qu’il attise mon côté obscur et je me fous souvent en rogne contre lui surtout quand je reviens de voyage, le neurone apaisé et qu’il me plonge en direct dans le chaudron d’huile bouillante qu’est sa perception du monde politique actuel.
Je ne sais pas grand chose dans la vie sauf reconnaître… le talent et, le sien… n’a pas besoin d’une mise en page théâtrale ou prétentieuse. Il existe par lui-même et, il est de ceux qui sans doute, seront pérennisés par le Livre de poche.
Moi, j’attends qu’il trouve le courage de s’y mettre enfin et arrête de faire joujou dans le monde de la blogosphère !
Ce serait dommage qu’il ne franchisse pas le pas.
PS : vous avez tort pour le look du Hibou qui est tranquillement design !
mars 22nd, 2008 at 9:58
Idem que Mimi, que’je dis !
Mais notre médiocrité d’humains, nos croyances aveugles, en un mot notre petitesse, font que nous ne reconnaissons généralement les qualités d’un artiste (d’un homme politique), qu’après sa mort (et encore, quand il a de la chance).
Personnellement je crois que les personnes qui ont tendance à « croire » ou à être « con-vaincus » sont absolument incapables de faire l’inverse de croire c’est à dire de discriminer donc de discerner.
mars 22nd, 2008 at 12:03
@Toréador: pour retrouver les billets dont il est question, il faudrait que je relise l’intégralité du Poliblog depuis environ 6 mois…
Mais puisque tu pose la question, je me bornerai à citer Pascal lui-même, lors d’une conversation qu’il a eu avec toi le mois dernier: « …Je serais moi-même assez mal placé pour jeter la pierre puisqu’en général, je prône l’élimination physique d’un certain nombre de politiques comme condition sine qua non pour refaire de la France un pays dont on poourrait à nouveau être fier. »
http://poliblog.canalblog.com/archives/2008/02/19/7984761.html#comments
Bien sûr il s’en trouvera sans doute pour estimer que je suis une coincée qui ne manie ni l’humour ni le second degré, MDR
C’est leur droit le plus strict mais effectivement, ce genre de chose ne me fait pas rire.
mars 22nd, 2008 at 13:58
Oh ben j’avais posté un commentaire tard hier soir qui n’apparaît pas aujourd’hui… Je le reproduis donc ci-dessous, avec le lien qui conduit au même texte chez moi (tout à la fin) au cas où il y aurait un problème. D’autres commentaires étant tombés depuis, je reviendrai peut-être apporter une nouvelle pierre à l’édifice.
Effeuillage
effeuillageLe concours les Sept Merveilles du Oueb continue chez notre ami Toréador. Hier soir, sous la cape rouge, le matador dévoilait le Poliblog, toujours en lice dans les derniers jours du concours avant, les chiffres tendraient à le démontrer, de se voir reléguer dans le magma de la blogosphère non merveillesque…
Dans son billet consacré au Poliblog Indépendant et à son auteur, que je vous propose de consulter (voir lien en fin d’article), Toréador brosse de moi et du Poliblog un portrait plutôt élogieux qui, bien que j’en ai été fort satisfait, m’a paru réclamer une ou deux précisions : vous me connaissez, j’aime bien mettre mon grain de sel même quand il n’y a pas de neige.
Et puis surtout, puisqu’Arnold a décidé de me casser les bonbons toute la journée, ce sera le sujet de ce soir. C’est de la reprise, vous me direz, mais c’est mieux que rien. La seule chose que j’espère, à la longue, c’est qu’un jour tout ça va s’arrêter. Ca me ferait vraiment ch… de terminer ma carrière de blogueur comme Nicoletta ou Hervé Vilard, à faire semblant de taper toujours les mêmes textes devant des tignasses grises venues à deux ou trois dans la salle des fêtes d’un bled paumé au fin fond de nulle part, vous savez, ce genre d’endroits où quand on sort de la salle de « spectacle », on a toutes les chances de marcher dans une bouse, attendu que le seul éclairage public connu dans nombre de bleds ruraux, c’est encore la lune, ou alors un con qui a fait tomber sa lampe de poche restée allumée en promenant son chien, et qui était trop soûl pour la retrouver…
Hello Toréador, salut à toutes et à tous !
Juste quelques petites précisions que je me suis senti un peu tenu d’apporter, suite à une ou deux approximations que j’ai relevées plus haut (en tout cas à mon sens) :
1°) au sujet de la mocheté du Poliblog, je suis allé faire un tour chez le Hibou philosophe, que je ne connaissais pas, et j’avoue qu’effectivement il est difficile de dire lequel de nos deux blogs est le plus moche. J’espère que les gens trouveront que c’est le mien, car plus un blog est moche, moins il attire les amateurs de paillettes, ceux qui fréquentent assidûment le Poliblog sachant tout de l’estime que je nourris généralement pour les têtes de c… qui ne jurent que par le look et l’esthétique.
N’empêche, ça m’a fait un choc de voir un blog au moins aussi moche que le mien. J’ai comme l’impression qu’on m’a enlevé quelque chose qui était un peu ma marque de fabrique, il va donc falloir, peut-être, que je travaille à rendre mon blog encore plus moche qu’il l’est actuellement, de façon à exceller au moins dans un compartiment où, j’espère, je pourrai être à nouveau fier d’être le meilleur.
2°) la sympathie que l’on ressent spontanément en voyant ma photo est, je pense, intimement liée au fait que quand je n’étais pas en âge de me défendre, ma mère me torturait en me faisant porter les fringues les plus moches de l’école (tricotées à la main étou), ceci expliquant peut-être la laideur de mon blog quelques trente ans après… ‘faudrait que je me fasse suivre pour éclaircir ce point.
3°) il est vrai que j’admire profondément Alfred (de Musset), dont certaines tirades, magnifiques, resteront à jamais gravées dans ma mémoire. Pour tout dire, j’adore tellement Alfred que je n’ai pas encore tout lu, tenant absolument à garder quelques parcelles de pur génie littéraire pour les jours où je serai moi-même en quête d’inspiration. Avoir des modèles, ou un modèle du calibre d’Alfred en l’occurrence, c’est important, ça aide à se souvenir du point auquel on peut rester petit, quoique l’on entreprenne et quelles que soient les histoires que l’on aime à se raconter sur soi ou sur son prétendu génie pour les plus atteints.
4°) au niveau du style, je concède volontiers que j’ai de sérieux efforts à fournir. Il m’est arrivé plus d’une fois de manquer d’air, ou de m’endormir le nez sur le clavier en lisant mes propres textes, un vilain défaut que j’essaie de corriger mais comme on peut le constater dans la présente phrase, c’est plus facile à dire qu’à faire. Même si j’échoue souvent dans mon objectif de raccourcissement du machin, sois sûr que je suis conscient du problème et du fait qu’il persiste, et que j’ai vraiment l’intention de m’améliorer. J’envisage notamment, pour les semaines à venir, de taper quelques textes avec le bout de mon nez, certain que ce genre d’exercice constituerait un bon entraînement pour apprendre à écourter des phrases qui n’ont pas toujours besoin de faire trois kilomètres de long.
5°) pour les fautes d’orthographe par contre, là je suis un poil vexé (mais ça va, hein), d’une part parce que je n’aime pas livrer de la marchandise viciée, d’autre part parce que je fais attention de ne pas en commettre. Sur le sujet, je peux même avouer que je suis parfois déçu de ne jamais me faire démonter la tête par des lecteurs qui ne peuvent pas passer à côté de certaines fautes, si énormes qu’elles jurent autant qu’une paire de bourrelets de Sarkozy un jour de trempette estivale. Bref, ne pas hésiter à me dire quand je fais des fautes d’orthographe, vous ne devez avoir aucune pitié ni aucune mansuétude à mon égard… parce que moi-même j’ai horreur d’en lire chez les autres !
6°) au sujet du public, ben j’ai toujours pensé que le public « devait » aller et venir. Seul moyen pour le blogueur et pour ceux qui le lisent de ne pas finir par se retrouver entre gens qui n’ont plus rien à se dire, comme ces crabes qui s’entassent dans des paniers sur les étals des marchés et parmi lesquels aucun ne sait plus de quelle façon il a bien pu arriver là…
7°) au sujet du soutien de mes lectrices et lecteurs toujours, il m’est effectivement arrrivé d’avoir par moment la sensation que des mains puissantes s’étaient glissées sous mes fesses pour me porter aux nues, notamment dans le cadre des Sept merveilles du ouèbe, mais durée du concours aidant, les bras de ceux qui me portaient ont commencé à tétaniser… Je profite quoiqu’il arrive de l’occasion pour remercier chaleureusement toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenu, sans eux, j’aurais peut-être tiré le rideau depuis un certain temps déjà : bisous, poutous, merci étou.
8°) je me sens naturellement à la place que tu m’accordes quand tu me classes dans les rangs des polémistes, avec toutefois une légère nuance par rapport à un certain nombre de représentants de la « corporation » : je ne roule pas pour moi, je me fous un peu qu’on apprécie mes analysés et qu’on les trouve fines ou inspirées, et pour tout dire je n’espère même pas qu’on me reconnaisse un jour un quelconque talent, même si c’est parfois le cas. En réalité, je roule pour une certaine idée que je me fais de ce que notre monde pourrait être, si un nombre aussi impressionnant de cancrelas ne trustaient pas tous les postes névralgiques de ce que dans les mêmes cercles on se met curieusement à rappeler « République » en période d’élections… Beaucoup d’espèces de cancrelas n’ayant pas un rôle fondamentalement majeur dans la nature, je revendique le droit de pouvoir les écraser sous mes semelles, d’autres polémistes préférant comparer la vitesse à laquelle ils gambadent sur les carrelages, d’autres encore se demandant à quel moment un pied va fendre les cieux pur s’abattre sur eux. Disons que dans la grande famille des polémistes, je me vois bien dans le rôle du pied qui fait craquer les corps, et qui transforme en matières collantes et informes des créatures qui n’apportent aucune véritable contribution à la bonne marche de l’humanité.
9°) bien que m’étant sensiblement détaché de la philosophie bazinienne, je revendique toujours mon appartenance à ce courant, lancé au départ par un journaliste qui ne se contentait ni d’écrire des tartines en se reluquant le nombril, ni de prendre pour argent comptant les versions spéciales gogos que nombre de ses confrères reprenaient et reprennent toujours abondamment sur les ondes, dans la presse… partout. Si le père Bazin ne nous a pas appris à tous à garder les yeux ouverts, il nous a en tout cas donné le goût de ne jamais les fermer complètement. C’était rien chouette, et je remercie Laurent Bazin pour ça, même si, par ailleurs, j’ai peu goûté les circonstances un peu trop brutales à mon goût de la fermeture de son blog, que j’ai trouvées un peu irrespectueuses à l’égard des commentateurs qui contribuaient à l’animer.
10°) sur l’esthétisme et le style, pas de commentaire particulier. Quand on parle de politique, pour reprendre une expression que j’avais utilisée en référence aux nombreuses promesses de campagne du petit Nicolas, on parle souvent de bonbons à la merde. Le fait qu’ils soient servis dans une soucoupe ou enrobés dans des papillottes qui brillent de milles feux ne change rien au fait que si la première bouchée peut-être savoureuse, la seconde donne souvent envie de recracher le tout. Et puis si j’adore Musset, j’ai aussi une tendresse particulière pour Boudard, injustement méprisé à mon humble avis par ceux qui n’ont pas lu les bouquins dans l’ordre, comme par ceux qui n’ont pas apprécié comme elle le mérite l’incroyable variété de son oeuvre, avec des histoires souvent mémorables où dans ce que je vois comme une preuve indiscutable d’humilité, Fonfonse n’a jamais cherché à faire de la littérature. Il restera toujours pour moi l’un des auteurs les plus remarquables d’un vingtième siècle où, il le pressentait, tout se barrait déjà en couilles longtemps avant la naissance de seconds rôles purement anecdotiques comme Nicolas Sarkozy.
11°) me concernant, le soupçon de poujadisme me paraît relativement infondé. Si je suis spontanément tenté de me situer comme défendant des idées dites « de droite », qui diffèrent, je dois le préciser, totalement de celles du porteur de platform shoes, je ne peux que me reconnaître dans nombre d’idées de gauche qui parlent de respect de l’individu et des individus, de différences, de possibilités de progrès social, la seule chose qui me dérange chez les gens de gauche étant qu’ils soutiennent sans jamais les mettre en oeuvre des thèses selon lesquelles on devrait mettre fin à toutes les formes de corporatisme, le socialiste lambda, dans son for intérieur, s’étant toujours plu à vomir dans l’intimité sur des idées dont il ne sait que parler…
12°) pour le VTT, j’ai laissé tomber depuis que j’habite dans les Hauts-de-Seine, mais il ne s’écoule pas un jour sans que je larmoie en me remémorant les heures, bénies, où j’entendais de petits cailloux fuser sous la pression de mes Maxxis Viper, invention la plus admirable de l’homme qui aime la nature depuis, euh, ben la découverte du pagne, qui te permet de te promener en pleine forêt quel que soit le temps sans te geler les roubignoles. Pour les loisirs, toujours, je suis toujours un inconditionnel des Chiffres et des lettres. J’adore l’ambiance de feu dans cette émission, le générique qui me met en transes et qui me donne bien vite en envie de sauter partout dans la maison, etc., et puis d’une manière générale je suis dingue de quelques jeux qui mélangent la stratégie et le hasard, avec une mention spéciale pour le Yahtzee qui est l’un de mes jeux préférés, et le Risk, auquel tous les malheureux qui s’y sont essayés ne m’ont jamais battu. J’en profite évidemment pour faire le mariol, parce que vu le nombre d’années depuis lequel je n’ai plus trouvé de partenaire pour jouer au Risk, je ne suis pas persuadé qu’aujourd’hui je serais encore capable de faire des étincelles…
13°) un secret inavoué, quand on parle des jeux et loisirs, c’est aussi mon ancienne passion pour le baby-foot. Même si à ma grande époque il m’arrivait encore de me prendre des tôles face à des joueurs contre lesquels beaucoup d’autres n’aimeraient pas croiser le fer tous les jours, j’ai été un excellent joueur de baby, capable de mettre une branlée en simple comme en double à un ex champion de France et qui, à l’occasion, mais ça devient très rare, en a encore suffisamment sous le pied pour administrer des raclées mémorables au genre de cons qui te prennent pour un blaire quand tu acceptes de faire une partie « contre » eux (alors qu’au baby on joue toujours « avec » quelqu’un). A l’heure qu’il est, d’aucuns qui m’ont défié ne sont toujours pas sortis de la table sous laquelle ils s’étaient planqués après s’être faits humilier devant tous leurs potes, dans certains troquets où, incidemment, je n’ai souvent jamais remis les pieds, l’écrasement des grandes gueules n’étant pas un loisir qui me motive particulièrement.
14°) l’indépendance… Le plus beau téton du monde, on reste libre quand on a compris qu’y aspirer son énergie vitale permet d’échapper à la fois aux cons et aux différentes vagues de conneries successives qui ne cessent de nous submerger, et par lesquelles baucoup se laissent (em)porter. Aussi vitale que l’eau.
15°) de là à être le poil à gratter de l’élite, je n’ai pas du tout cette prétention. Si l’on prend un gars comme Sarkozy par exemple, avec une personne à chaque pied pour lui cirer les pompes, une personne pour chaque main dont une pour lustrer le verre de la Rolex et une autre pour lui accrocher un bracelet pseudo-branché en plastoc à deux balles, quand on rajoute tous ceux qui glissent leur main dans le slip du petit Nicolas pour lui faire du bien et ceux qui lui bécotent un certain endroit situé dans le bas des reins que la décence m’interdit de nommer ici, il ne reste guère de place pour ceux qui voudraient jeter une boule de poil à gratter dans la chemise entrouverte plus souvent qu’à son tour du chef de son Etat. Sarkozy peut donc dormir sur ses deux (grandes) oreilles et moi aussi : les statistiques le disent, il a, quoiqu’il arrive, beaucoup plus de chances de passer l’arme à gauche avant moi que l’inverse. Je boirai donc une mousse à la santé de cette anecdote sur pattes quand on l’enfouira dans la terre, mais en attendant j’ai des choses beaucoup plus intéressantes à faire dans la vie que de gratter le mari de Carla sous les aisselles ou ailleurs, et il en va d’ailleurs de même pour ses fréquentations de droite comme de gauche.
16°) « Cela ne plaît pas à tout le monde, certes », mais comme tu l’écris le (petit) succès est là, situation qui me convient très bien puisque je n’ai pas du tout l’intention de voir le Poliblog devenir un aimant à trolls, ou un lieu de rassemblement pour personnes qui croient toutes avoir inventé l’eau chaude, chacune voulant toujours expliquer par le menu les étapes qui l’ont conduite à faire son incroyable découverte… Pour le reste, mes lecteurs fidèles m’aiment d’amour et je le leur rends bien (!). J’espère que le Poliblog pourra rester tel qu’il est, c’est-à-dire un espace jamais replié sur lui-même, et qui n’a surtout cas pas vu le jour pour qu’on vienne s’y prendre le chou. La nature étant bien faite, elle a créé de toutes façons une foule de donneurs de leçons et d’experts en tous genres pour remplir cet office.
17°) il me paraît faux de dire que je suis méchant, je préfère dire que je suis objectif et que de la même manière que j’appelle un chat un chat, j’appelle un con un con, le con (concernant la drôlerie) n’ayant à mes yeux pas d’autre utilité dans la vie que de distraire ceux qui le sont un peu moins que lui. Propos à nuancer en effet, car on est toujours le con de quelqu’un, la quasi-totalité des membres du gouvernement actuel ayant, s’il faut citer un exemple, la particularité commune d’être les cons d’un nombre de gens si important qu’il est devenu impossible de les compter.
18°) il est vrai, par contre, de dire que politiquement je suis proche de Malakine : la réforme non, en tout cas pas comme ça, et la chienlit, ben non non plus. J’en ai ras la casquette de vivre dans un pays qui est encore plus bordélique que mon bureau, qui par rapport à la France a l’avantage de relever du domaine du privé, et dont le niveau de bordel n’influe en rien sur la vie quotidienne de mes concitoyens.
19°) je revendique tout à fait l’appellation de Français moyen qui refait le monde dans un troquet virtuel, parce que si je m’écoutais vraiment et si les choses fonctionnaient démocratiquement dans ce pays, n’importe quel citoyen devrait avoir le droit (voire le devoir) d’aller claquer le beignet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée en lui demandant si môssieu a l’intention, un jour, d’arrêter de faire le gugusse et de se mettre au boulot.
20°) l’affaire Frednetick… Ben je ne vois pas la publicité qu’il a faite autour de sa participation au concours les Sept merveilles du ouèbe comme une réelle forme de « tricherie », mais plutôt comme une forme d’indélicatesse vis-à-vis des autres participants. En d’autres termes, c’est le procédé qui m’a un peu dérangé, d’autres participants ayant ensuite emboîté le pas à Fred, ce qui n’a fait qu’ajouter à ma volonté de me désengager progressivement d’un concours que j’ai trouvé sympa au départ, mais qui aujourd’hui me paraît quelque peu bidonné, sauf le respect que je te dois et que du reste je t’accorde bien volontiers.
21°) peut-on en conclure que je dévoilerais ainsi une personnalité en quête de reconnaissance ? C’est fort probable. Quand on est au chômdu depuis plus de quatre ans et demi et qu’on doit compter ses pièces cuivrées chez tous les commerçants, on a besoin que les choses changent, besoin d’un minimum de reconnaissance, besoin aussi de s’ « évader » évidemment, comme tu l’as si finement analysé plus haut. Tout cela donne effectivement un gars fluctuant, donc pas forcément aussi borné qu’il peut en avoir l’air, quant à l’aspect attachant de ma petite personne, je ne sais pas si je suis le plus qualifié pour en parler. Si je voulais me la péter, je pourrais te parler de ces époques où des hordes de créatures du beau sexe, nichons en avant, m’ont couru après sans jamais arriver à me rattraper (et pourtant elles couraient vite, les choupinoutes), donc quelque part ça doit vouloir dire que je suis attachant mais surtout… fuyant. J’aime pas qu’on m’emmerde. Même quand on a de sublissimes nichons. Plutôt vilain petit canard que cygne en somme, pour répondre à ta dernière interrogation.
Pour finir, concernant les votes, tu connais ma philosophie. Des votes me feraient évidemment plaisir, mais je n’ai pas fondamentalement « besoin » de votes en ma faveur. Disons que polémique ou pas au sujet des moyens de s’attirer des votes, les sept heureux élus auront mérité, quoiqu’il arrive, leur place en finale, des scores très élevés réalisés par certains lauréats n’enlevant rien aux qualités réelles de blogs beaucoup moins bien classés (ou à d’autres qui ont déjà été éliminés), tel l’excellent « Technologies du langage », qui est toujours en lice, chose dont je me félicite bien que je déplore la disparition de certains blogs qui ne figurent déjà plus dans la liste.
Avant que tu ne te mettes à ronfler après une lecture aussi longue enfin, Toréador, je voudrais te remercier pour l’organisation de ce concours, et pour toute la partie immergée que les lecteurs n’auront pas forcément perçue, le montage d’une opération de cette envergure n’étant pas facile à concilier avec le maintien d’un blog « normal »…
Avant la nomination des merveilles (suspense insoutenable), j’espère que tous réaliseront que rien n’aurait été possible sans le travail accompli par le faiseur des « merveilles » que tu es, et qui au terme de l’aventure se retrouvera tout seul pour une place qu’il n’aura pas volée sur la première marche d’un podium injustement relégué dans l’ombre : le travail, la classe, la discrétion… Tout qu’est-ce que j’aime.
Bon ben voilà, j’ai à peu près écrit tout ce qui était suscptible d’éclairer un peu le Poliblog et son auteur, alors atchao à toutes et à tous, et n’oubliez pas les écharpes et les capuches ce week-end, parce que côté météo ça va chier.
Les Sept Merveilles du Oueb (IX) : Pascal, le vilain petit canard
http://www.toreador.fr/2008/03/21/les-sept-merveilles-du-oueb-ix-pascal-le-vilain-petit-canard/#comment-70889
*** même texte dans le Poliblog ici ***
http://poliblog.canalblog.com/archives/2008/03/22/8414290.html
mars 22nd, 2008 at 21:50
Donc ‘effectivement’ ‘coincée’, RoseNoir ? On peut vous proposer un traitement ?
! Vous minaudez ? J’ai le souvenir d’une faiblesse coupable envers CSP , un blog allant beaucoup plus loin dans l’éradication.
Pour le fond de l’affaire, que le 1079ème blog dise des conneries aussi connes relève de l’insignifiant ou bien d’une esthétique de la provocation !
Je préciserais à Toréador que Pascal Poliblog est plus ‘bête et méchant’ que vraiment polémiste. Le polémiste argumente . Poliblog , comme les 9/10 ième, interprète, sans apport factuel. Leçon de morale avec ses pétards ‘maison’ , au fond . Et avec du style, oui.
Frédéric Dard a une efficacité supérieure et la formule moins lourde et encombrée d’elle même. Desproges a eu un sens de la parodie plus large et un talent dans la concision vache plus pertinent.
Mais s’ils avaient tenu des blog, ils n’auraient pas été 1079ième … que P.L. atteint grâce à son humour.
Bien sûr, il ne fait que reprendre avec adresse le ton qui règne dans de nombreux blog : un second degré permanent, à la canaillerie un peu facile et paresseuse, modèle indignation bricolé sauce gribiche avec provocations crues et morceaux choisis dans le saignant.
Du banal , mais bien cuisiné ! avec un sens de la formule et de l’image dans une prose un peu pléthorique.
Contrairement à d’autres, pas d’auto-complaisance trop masturbatrice mais une sincérité au relief étrange, ou un bazar approchant, gouttant entre les phrases.
Oui, il met bien sa peau dans son blog. Sans afféterie . Pas le désir de séduire et de se faire plaisir. Ca me plait. Pas des vapeurs de bobos ou de vérités de définitifs . Et des grosse baffes à son sur-moi qu’il aime bien maltraiter !
Quant au fond , là aussi du banal . Avec décalé surprenant et pas de deux, zazous , ça et là.
En gros ça va dans le sens du poil d’une certaine pensée unique sans grand risque, comme tant d’autres.
Pensée unique qui, comme toutes les pensées uniques , se conçoit et de définit elle-même comme d’essence ‘résistante’ , et résistant à toutes les autres pensées … uniques ! (A relire une fois , svp)
Ici , comme ailleurs et partout, et pour les siècles des siècles, en France, la critique systématique du Prince et de ses représentations tient lieu de Petit Livre.
Poliglob confirme : il serait proche de Malakine. Rassurant dans le fond. Car Malakine est un homme raisonnable. Comme Koz, il réfléchit, et croyez moi que leurs idées (fort dissemblables!) ne sont pas émises à la légère !
Mais cette proximité avec Malakine, ça saute pas à mes yeux, la lecture de ce dernier étant pour moi, proche de la torture, tant la pensée, sur-alimentée par des faits de toute importance mis sur le même plan , mélangée à des observations subjectives farfelues , le tout dans une réthorique entre les débats du moyen-age et le style ‘Mariane’, me laisse hagard et empêtré, un grand vide dans la tête obscurcie par cet excès sévère de glose. Et les commentateurs sont du même acabit.
Mais halte à ses subjectivités (hors sujet, de plus) car Malakine est sympa. Et comme Poliblog s’en dit proche (même si c’est par défaut, ou le fruit d’une illusion) , Poliblog est sympa.
Et Toréador nous aime tous!
mars 22nd, 2008 at 22:54
Si je suis bien Oppossum, je serais moi-même à la fois un fabricant et un distributeur de bonbons à la merde, davantage bête et méchant que chouette et intéressant, mais qui arriverait quand même à fourguer sa camelote à des gens qui ne cherchent rien de particulier ni de vraiment transcendant grâce à un humour, un peu efficace, sur lequel des personnages comme Desproges ou Dard ne pourraient quand même qu’avoir envie de pisser… Cool, non seulement j’ai fini par trouver quelqu’un qui me vomit dessus, même si c’est ensuite pour me nettoyer sommairement, mais encore, j’ai enfin compris pourquoi en Nouvelle-Zélande, dixit Wikipedia, on trouve des « scratched possum », figurant un opposum aplati avec une trace de pneu.
Au fait, à toutes fins utiles, je pense qu’Oppossum avec deux p devrait aller faire un tour sur le lien qui suit, avec un peu de chance le produit dont on parle pourrait lui permettre de, comment dire, de se relâcher.
http://www.doctissimo.fr/medicament-TITANOREINE%20creme.htm
mars 23rd, 2008 at 0:08
Tout ça pour ça . Caramba, raté !
Un poil de fun dans la soupe imposée par Toré, ça rehausse le goût . Mais le reste est sincère , avec les bonbons, aussi, pour toi (dans le vomi, ok …).
Merci pour la prescription médicale. J’en sollicite une, juridique , pour mon billet
Et je vote pour toi quand même ! Ah, merde je l’avais déjà fait : tu étais entre Charles’ et H16 … comme toréador peut le constater !.
Bon, je vais attendre le Xième tour !
Et attendre aussi une givrée des malakinois . (Enfin, de ceux à faible teneur en humour!)
mars 23rd, 2008 at 9:23
Je n’ai pas accès à mon ordinateur d’où mes réponses courtes. Joyeuses pâques ! Je trouve que mimi est dure: oz a une faconde qui vaut celle de pascal! De même qu’oppossum. Je note cher opp que pour une fois l’intéressé a réagi à ton commentaire d’analyse. J’aurais bien aimé qu’il nous dise quand même si ses appels à l’élimination physique sont du troisième degré ou du second …
mars 23rd, 2008 at 10:23
Merci,Toréador de me hisser … à ce rang là.
Poliblog a rappelé qu’il n’était pas un robot. C’est vrai qu’il y a des gens derrière les blogs et leurs idées bariolées. Celui-ci a une vitalité ,un coup d’oeil, une opiniatreté et une inventivité, dans son talent, qui me dépassent. Les critiques sont souvent des artistes ratés et des pusillanimes toujours.
mars 23rd, 2008 at 11:37
Toreador… Comme toi je me demande pourquoi le petit marsupial n’ouvre pas un blog.
Effaré par Opossum avec un O majuscule, qu’je suis !
Le petit marsupial est une énigme fascinante !
Un style dont je serais très jaloux (si j’étais de nature envieuse), une pertinence incroyable dans la description des blogueurs, une culture véritable permettant une vue d’ensemble impressionnante des sujets.
Oppossum arrive même à faire des analyses subtiles de la pensée unique pour finir par en affubler Pascal !
Quel gâchis que tout ce talent ne soit pas au service de la recherche de la vérité, mais au service de quelqu’un qui la possède déjà !
mars 23rd, 2008 at 13:20
J’ai déjà dit à oppossum qu’il pourrait venir écrire ici. Je ne crois pas qu’un blog à plein temps soit une bonne idée car cela prend du temps d’acquérir des lecteurs. Et de l’énergie ! Évidemment oppossum n’est pas aussi porteur que muleta comme pseudo !
mars 23rd, 2008 at 13:34
Hello à tous !
Bon, pour mars que la question commence à empêcher de dormir la nuit, je ne suis que pour l’élimination physique (ou la relégation, au moins) d’un nombre somme toute assez restreint de politiques. L’internement d’office de beaucoup d’autres, dans des unités de production où on les obligerait à travailler à la chaîne à coups de gourdin, serait pour moi une alternative acceptable à l’exécution. Disons que l’idée générale, c’est que chacun doit être à sa place, et qu’aux parasites on devrait confier un rôle à la hauteur de leurs capacités. Bachelot en préparatrice de beignets, Morano en cible vivante pour les stands de foire où l’on doit tirer des balles en fonte sur des boîtes de conserve, etc.
Au sujet d’Oppossum, je trouve aussi que le marsupial devrait créer un blog si ce n’est déjà fait, car comme Oz qui l’écrit avec beaucoup d’intelligence, il est dommage « que tout ce talent ne soit pas au service de la recherche de la vérité, mais au service de quelqu’un qui la possède déjà ». N’empêche que dans son registre du moment, Oppossum me fait bien marrer, même quand il est (très) méchant.
mars 23rd, 2008 at 14:16
Merci Oz, mais tu me surestimes. J’ai juste un bon coup d’oeil.Je crois. Et le talent que tu me prêtes doit beaucoup à celui des tauliers où je ‘fait’.
Le reste est laborieux et parfois en trompe-l’oeil …
De plus comme beaucoup, c’est toujours le même fond d’idée qu’on distille, avec des modulations personnelles : moi c’est les fautes d’orthographe.
mars 23rd, 2008 at 14:39
Vrai que c’est du boulot d’écrire, il y a des jours où je me dis que l’Etat devrait rémunérer les blogueurs qui distraient leurs semblables. Après tout, qu’on puisse dire du mal de sa Gracieuseté ou pas, si l’on parle des blogs politiques, la mission remplie par nombre de blogueurs permet de faire parler de Nico les bourrelets sans jamais trop le traîner dans le caca, attendu que ce genre de comportement conduit maintenant dans des pièces avec lucarne et barreaux…
mars 23rd, 2008 at 17:19
Et le petit marsupial peut même avoir de l’humour !
Que de qualités !
mars 24th, 2008 at 22:17
Lisez le commentaire n°13 que j’ai débloqué du filtre anti-spam. Un régal malgré mariole et transe (sans s)
mars 25th, 2008 at 13:45
Je m’inscris en faux contre ces propos discriminatoires envers les blogs mauves.
Je puis me targuer d’avoir ouvert de nouvelles voies à une esthétique engoncée dans le sacro-saint canon du beau. La brèche est ouverte, elle ne s’en relèvera pas, dussé-je à jamais vivre dans l’opprobre.
C’est le lot des authentiques pionniers.
PS : Sinon, oui, il est laid le poliblog…
mars 25th, 2008 at 15:28
Merci !
Venant d’un blogueur que je considérerais volontiers comme le Pape de la mocheté, si personnellement je ne trouvais pas mon blog encore plus vilain que le sien (nananère), c’est un compliment qui me va droit au palpitant !