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    Rions un peu

    Par Toréador | mars 25, 2008

    Ce week-end, c’était la Feria d’Arles. Une poignée d’anti-taurins a manifesté contre la corrida. J’ai déjà exposé mon avis ici.

    En attendant, allez visionner ceci.

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    Sujets: Non classé | 7 Comments »

    7 réponses “Rions un peu”

    1. Cratyle Says:
      mars 25th, 2008 at 8:32

      Tiens, ça m’a permis de découvrir ton billet sur la corrida: je le trouve très bon.

      Un commentaire d’un amateur bien piètre connaisseur. la corrida me parait mettre en scène une idée bien plus rare encore dans notre société -dans toute société?- que l’idée de la mort: c’est l’idée de l’accepter la mort.

      La grande fanéa semble un apprentissage au terme duquel le Toréro fait connaitre au Toro l’idée et la manière de sa propre mort. C’est non seulement utile mais nécessaire à la dramaturgie. A l’instant de sa mort, et pour que l’estocade soit belle, le Toro doit faire le mieux ce qu’il sait le mieux faire, et c’est une dernière fois de charger.

      Ceux qui auront lu quelques textes sur la mort de Socrate remarqueront une troublante similarité – ce que dit la loi – la tentation de s’y soustraire – la tentation de s’y résigner par impuissance – le courage, qui est d’accepter la loi en pleine connaissance et en pleine volonté.

      La corrida me semble une métaphore du courage, non celui du toréro devant la bête, mais celui de la bête devant sa propre mort. C’est la bête qui s’en trouve humanisée.

    2. Toreador Says:
      mars 25th, 2008 at 9:00

      Très intéressante analyse même si le toréro est le protagoniste du drame. Le véritable héros reste le taureau, chose que les anti corrida ne comprennent pas!

    3. Oppossum Says:
      mars 25th, 2008 at 10:28

      Super Cratyle.

    4. flamant rose Says:
      mars 25th, 2008 at 10:29

      Dommage qu’il ait fait froid. Il y avait 2 jeunes arlésiens, samedi Juan Bautista dans une Corrida et Hier matin dimanche Marco Leal qui n’a que 19 ans dans une Novillada.

      Le culte du taureau, les traditions taurines et tauromachiques sont enracinés autour du bassin méditerranéen depuis la nuit des temps. Et en particulier en Camargue, lieu où a pris naissance une race et où vivent les taureaux sauvages.
      Des monuments de l’antiquité très nombreux en portent témoignage. La féria d’Arles s’inscrit dans ces traditions, dans cette culture et fait partie de la vie et de la mémoire des arlésiens. Pour les camarguais la tauromachie est un art dont l’artiste est le taureau.
      Et puis ceux qui n’aiment pas peuvent toujours assisté à une Encierro, les taureaux courent en liberté à travers la ville, ils peuvent aussi assister aux courses camarguaises.

      Question posée au professeur Marcel Ruffo : Que peut-on attendre du groupe de travail mis en place à l’initiative de l’Élysée pour plancher sur l’interdiction d’accès aux arènes des mineurs ?

      Sa réponse : J’espère que la Commission n’interdira pas l’accès aux arènes mais qu’elle renverra sur la responsabilité des familles et leurs connaissances d’une éventuelle vulnérabilité de l’enfant ou de l’adolescent le fait de devoir les protéger de ce spectacle très fort. Si jamais on interdit les arènes aux mineurs, il ne faudra pas oublier d’interdire la boxe, le rugby, la vision des supporters énervés du monde du football et la grand-mère qui crie souvent sur le grand père affaibli.

    5. Toreador Says:
      mars 25th, 2008 at 10:41

      Et la télévision !

    6. Oppossum Says:
      mars 25th, 2008 at 11:19

      Ne pas oublier d’éviter également une évocation trop personnalisée de la shoah à nos enfants si impressionnables.
      Vite, une loi, des règles, des arrêtés, du code , des textes !

    7. Ozenfant Says:
      mars 25th, 2008 at 17:32

      Oim, quand j’étais un jeune veau, dans une vie précédente, Dzeus m’a fait la proposition suivante: qu’est-ce tu préfères?
      1° Te prélasser pendant cinq ans dans de grasses prairies, à niquer de tant à autres (puis-que tu vas vite devenir un beau mâle) les belles Io que tu vois là-bas, puis de tanter d’encorner le macho moulé dans son fut serré que tu vois là-bas ?
      ou
      2° Te prendre, demain un bon coup de burin dans la nuque pour faire plaisir aux descendants attardés de mai 68 ?

      Me souviens plus ce que j’ai choisi, oim !