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Banderille n°248 : Deux filles, un garçon, trois possibilités
Par Toréador | septembre 5, 2008
Pizza Calzone
A l’image du film quasiment éponyme d’Andrew Fleming, le P.S à la Rochelle aura démontré que ses éléphants connaissent leur Kamasutra mieux que quiconque… et que toutes les combinaisons sont décidément possibles. Comme annonçait fièrement l’affiche du film à l’époque : « L’amour c’est comme les pizzas, quand il y en a pour 2 il y en a pour 3« .
Pour le P.S, cela devait originellement être une Royale mais moi je parlerais plutôt in fine de Calzone : bouffie par dessus, trop recuite en dessous, avec une maigre garniture dedans. Il faut dire que Calzone veut dire chausson en italien, et qu’à la Rochelle, le P.S pratique l’amour libre en charentaises.
La vie sexuelle de Jaur S.
Pour en revenir au titre initial de la banderille, au départ, le synopsis était simple : il y a deux filles (Ségolène et Martine) et un homme (Bertrand), candidat à un poste. Et puis, ça s’est rapidement compliqué : l’ex de Ségolène (François) aimerait rejoindre Bertrand, qui lui tente de bâtir avec Martine, laquelle préfère convoler avec Laurent. Pendant ce temps là Pierre (un troisième larron), abandonné des siens (qui courtisent Martine) fait les yeux de Chimène à Arnaud (qui valse avec Martine) tout en faisant du pied à Bertrand. Le P.S est la seule entreprise où l’on couche avec le secrétaire AVANT de devenir le patron !
Ce fut donc du soap opéra, sans amour, sans gloire, et hélas sans beauté.
Si cet étrange trio parvient à accoucher de quelque chose, je propose de l’appeler Emmanuelle. En hommage à la conclusion de l’héroïne du célèbre film érotique : « Il faudrait mettre le couple hors la loi ».
Voir également : l’avis de Seb et celui de Pierre.
Tags: combinaisons, La Rochelle, premier-secrétaire, PSSujets: Banderille, Toréador critique la Gauche | 10 Comments »





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septembre 5th, 2008 at 21:09
Mais c’est que Toréador nous revient (ENFIN) en forme
septembre 5th, 2008 at 22:24
Je fais toujours une longue pause estivale
septembre 6th, 2008 at 8:52
Bon je vais à la braderie de Lille rencontrer Martine pour lui proposer de solder les 35 h et aussi et surtout, manger des moules frites
Bonne journée
septembre 6th, 2008 at 9:36
Pas trop d’accord avec l’analyse de ce qui s’est passé lors de cette rencontre socialiste. Un parti comme le PS est aussi (et peut-être avant tout) un employeur. Combien sont-ils à dépendre de lui pour leur emploi de député, de maire, d’adjoint, de sénateur, de membre de telle ou telle assemblée régionale ou locale, de petit notable départemental ou de gros planqué « européen », d’employé de l’une de ces (trop nombreuses) assemblées. Ces gens veulent avant tout garder leur(s) place(s) et ils demandent essentiellement 2 choses à leur parti, c’est à dire, dans l’ordre: 1/ obtenir le moment venu la nomination au poste convoité, 2/ être élu.
On voit bien alors pourquoi les combats de chefs sont si importants. De leur issue dépendra le fait de savoir si c’est Tartempion ou Trucmuche qui obtiendra la nomination. Si Tartempion avait soutenu Ségolène mais que ladite Ségolène perd tout pouvoir, et bien tant mieux pour Trucmuche. Et réciproquement.
Ce qui s’est passé à La Rochelle était donc très sérieux…
septembre 6th, 2008 at 10:58
Cher Jean-Paul, tu as raison. Néanmoins, cette parade amoureuse prend des airs absolument ridicules !
septembre 6th, 2008 at 11:16
Toreador est grand, l’humour est son prophète !
Toré, tu dis : « il y a deux filles (Ségolène et Martine) et un homme (Bertrand), candidat à un poste. Et puis, ça s’est rapidement compliqué » : Je te trouve bien imprécis et même osé (lol).
Ton texte est drôle et concerne la lettre, mais c’est encore bien plus grave, pour le PS.
C’est la maladie de notre Simulacre (-S- de PS) de démocratie PS, avec des militants méconnaissant (et méprisant ?) l’électorat.
En effet le but est de rassembler et pour cela il est indispensable de ne pas avoir à choisir entre les courants datant tous plus ou moins de Mathusalem (comme le réformisme).
Pour rassembler tous ces courants ils faudrait que ces grands enfants dissipés se rendent compte que le choix NE PEUT ÊTRE ENTRE : PLUS à DROITE ou PLUS à GAUCHE !
Ne peut plus être entre : Plus social ou plus réformiste !
Mais pour rassembler les pro-sociaux de papa ET les pro-réformismes de tonton il est indispensable que le courrant fédérateur soit LES DEUX à LA FOIS !
C’est facile ! C’est simple ! C’est ce qui se fait déjà partout ou le niveau de vie des classes
populaires est plus élevé que chez nous. Suffit de regarder un peu plus loin que le bout du nez de nos frontières chauvino-hexagonales !
Alors, naïfs, inconscients, exclusivement arrivistes ou atteints de microcéphalite aigüe, nos dirigeants de la caviar-bobocratie ?
Pour plagier André Frossard (Grand Journaliste), je conclurais « qu’autrefois on avait accusé les hommes politiques de ne songer qu’à -se remplir les poches-. Hier, on ne leur reprochait plus guère que de -vider les nôtres-. Aujourd’hui la boucle est bouclée : non seulement ils se remplissent les poches, mais c’est en vidant les nôtres.
septembre 6th, 2008 at 12:48
Cher Oz, je m’apprête à écrire un billet pour le moins original sur le pourquoi du comment du désarroi de la Gauche. Mais ce sera cette semine.
Aujourd’hui à 17.00, Paso Doble sur l’amérique. Je pense que tu aimeras.
septembre 6th, 2008 at 23:53
Je note , Toré, que dans tes combinaisons de « l’ex de Ségolène … » à » … pied à Bertrand », Ségolène n’intervient pas directement !
C’est que Ségo n’entre pas dans cette rata-pizza. Malgré toutes les insondables déficiences qu’elle ne cherche même pas à cacher, elle a ça que les autres n’ont pas : elle va droit devant elle et ignore superbement certaines fourches caudines. (Elle le paiera probablement)
Sinon d’accord avec toi, Oz, pour se débarasser du « plus à droite ou plus à gauche » , mais ce n’est pas facile car ce dépassement ne procède pas d’une synthèse additionnante. Et si regarder ailleurs peut éclairer sur certains blocages , cela ne donne pas toujours de solutions immédiates car on a affaire à des systèmes globaux et à des mentalités différentes.
En fait je me dis que seule l’expérimentation permet d’avancer. On a un peut ça avec Sarko mais lui fonctionne plus par transgression/évaluation , ce qui est un peu cahotique.
Pour en revenir à nos amis socialistes, ils ont un triple problème :
- un fond idéologique largement dépassé par l’évolution des sociétés,
- une fracture profonde entre la gauche rouge et la gauche rose, cette dernière s’épuisant dans toutes les directions possibles de la rénovation et le cercle vicieux des combinaisons d’alliance (Et aucun taulier pour donner l’illusion d’une synthèse , sauf peut-être Delanoé, mais il bien appliqué, tristement enthousiasmant et cul pincé)
- enfin, cerise sur gâteau : des intrangisances , rancunes et allergies d’ordre purement personnel.
septembre 8th, 2008 at 9:46
Salut Toré, content de te relire. A noter deux billets réactions de Pierre et de moi meme postés la semaine derniere sur le meme sujet. Cela tiendra lieux de réactions !
septembre 8th, 2008 at 14:32
Oppossum !
Bien analysé, mais s’il n’ont que trois problèmes, alors ça va !