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    Paso doble n°122 : Le chiffon rose

    Par Toréador | mars 4, 2009

    A las cinco de la manana…

    Le bâton merdeux de l’homoparentalité

    Politiquement, on pourrait s’interroger longtemps sur les raisons qui ont conduit un gouvernement de droite, déjà chahuté par la rue, et bastonné par ses propres troupes à propos du travail dominical, à sortir subitement du placard des réformes le statut de beau-parent, pour permettre de reconnaître implicitement le partenaire homosexuel.

    Soit cela participe du génie – mais dans ce cas, c’est du billard à 5 bandes (emmerder la gauche ?) – soit c’est un chiffon rouge qui va un peu plus exciter une partie des troupes de l’UMP.

    Il n’y a qu’à voir la réaction épidermique de mon collègue Kiwizien Chafouin, catholique convaincu, pour comprendre que, clairement, pour la frange conservatrice, c’est le projet de trop. Chafouin a fait un billet très clair et carré.

    Une vision cynique de l’institution maritale

    Les termes du débat sont connus de tous. Si on raisonne par cercles concentriques, la première bonne question serait :  » Faut-il reconnaître l’homoparentalité, phénomène social existant déconnecté de la parenté biologique ? » La seconde serait : « L’Etat doit-il légiférer pour dire ce que doit être le modèle parental ? ».

    Il se trouve que j’ai, il y a longtemps déjà, défini ma position sur les sujets de société « sensibles ». Selon moi, l’Etat se permet de reconnaître une union parce que, principalement, il l’encourage par des avantages fiscaux et une politique familiale.

    Si l’Etat favorise la famille, ce n’est pas par altruisme : c’est car elle est un relais indispensable pour la formation et l’éducation des générations futures. En quelque sorte, l’Etat favorise la “forme” familiale parce qu’elle “stabilise” la société. Le coût élevé du divorce autrefois participait de cette même réflexion : lutter contre la tendance naturelle de l’homme et de la femme “d’aller voir ailleurs”.

    Par conséquent, si à mon sens, le mariage civil devrait être reconnu aux couples homo, il n’en est pas de même au niveau des avantages fiscaux. En effet, c’est assez cynique, mais l’Etat a plus d’intérêt à promouvoir les unions hétérosexuelles plutôt que les unions homosexuelles car les premières produisent naturellement des enfants.

    Cette idée étant posée, reste donc le problème de l’adoption. Pour des raisons exposées dans le billet linké, je considérais qu’un référendum était nécessaire sur ce sujet.

    Considérations non tranchées sur la problématique homoparentale

    Le problème le plus difficile dans ce débat, est qu’il survient alors que l’enfant est devenu une sorte de produit de consommation de luxe. Certains le voient moins comme la conséquence du couple (ou son prolongement) que comme le moyen de l’officialiser en important un trait d’union.

    Il est à noter que cette dérive n’est pas du tout limitée aux seuls parents homos mais qu’elle a bel et bien débuté chez les hétéros. Certains font des enfants un peu comme ils adopteraient un chien.

    La différence étant que, la castration chimique n’étant pas permise dans un Etat de droit pour les parents stupides (du moins, jusqu’à l’élection de certains blogueurs de ma connaissance à l’Elysée…), on ne peut pas faire grand chose contre un parent hétérosexuel indélicat.

    L’autre problème est qu’aucune étude sérieuse n’a jamais véritablement tenté ni d’analyser les causes de l’homosexualité, ni d’évaluer l’impact que le fait de ne pas avoir un père et une mère peut avoir sur le psychisme d’un enfant. L’explosion du nombre de divorces a déjà provoqué la multiplication des familles monoparentales et des familles recomposées. D’après ce que j’ai pu constater dans mon univers proche, cela ne fait pas de bien du tout à l’enfant, mais il n’est pas sûr que le regain de faveur actuel de la thématique familiale n’en soit pas un contre-coup positif.

    Le dernier problème est qu’en France plus qu’ailleurs, la laïcisation de l’Etat et sa séparation totale du monde religieux rend l’équation encore plus complexe. Si on y regarde de plus près, le mariage est une institution religieuse que l’Etat a dupliqué à son compte en le laïcisant. Longtemps cela n’a pas posé de problème car les valeurs de la société – largement judéo-chrétienne – et celles de l’Etat – morale républicaine calquée sur la morale chrétienne – cheminaient en parallèle.

    Aujourd’hui, l’Etat a conservé cette morale chrétienne laïcisée mais la société, elle, a changé. Le mariage est finalement dans la posture d’un enfant commun qui est le seul trait d’union entre deux parents dont les chemins ont divergé très sensiblement depuis 1 siècle.

    Le projet Morano

    En conclusion, quel est donc ma position sur le projet Morano ? Et bien, je suis pour, au risque de me faire agresser par le groin, Super-Bourkha ou Ridicus. En effet, il est pragmatique de vouloir combler un vide juridique par rapport à des situations de fait où l’enfant peut être victime directe de ce divorce Société/Morale chrétienne dont j’ai déjà fait état.

    Simplement, n’est pas beau-parent qui veut.  L’accession au statut de beau-parent devrait être l’occasion de critères très concrets, un peu comme pour une naturalisation. A brûle-pourpoint, je pencherais donc pour :

    - Un critère de durée. Le beau-parent doit avoir exercé effectivement le rôle d’autorité co-parentale pendant une durée minimale continue de 3 ans.

    - Un critère d’effectivité. Le beau-parent doit avoir financièrement contribué à l’éducation et à la vie de l’enfant (participation aux frais de scolarité, vacances ensemble, etc…)

    - Un critère plus subjectif de « affectio pulchris ». La relation établie entre l’enfant et son beau-parent doit témoigner de sa vitalité, d’un amour partagé.

    En cas de décès du parent biologique, une priorité serait donnée à la filiation biologique sauf si aucun autre parent biologique ne serait en mesure de prouver qu’il a exercé auprès de l’enfant une présence parentale, même discontinue (comme par exemple, l’emmener en vacances ou verser une pension alimentaire). En d’autres termes : si l’enfant est né d’une mère porteuse, il appartient au papa de veiller à son éducation en cas de décès de son compagnon; si l’enfant a encore sa mère et que le père biologique en avait a garde, le beau-père n’a pas la garde de l’enfant.

    A priori, si on croit Madame Morano, laquelle est loin d’être la caricature que l’on a d’elle, le projet ne va pas si loin : « Il s’agit de permettre le partage de l’autorité parentale, si et seulement s’il y a un accord entre les parents biologiques et celui qui va s’occuper de l’enfant, par le biais d’une convention homologuée chez le juge (…)  Cela doit permettre à ceux qui élèvent l’enfant (…) d’agir dans la vie quotidienne, de tous les jours, s’agissant des actes usuels ».

    Je pense néanmoins qu’il vaudrait mieux élargir la réflexion et fixer un cadre légal s’appliquant à toutes les situations, et notamment le décès du parent biologique dans le cadre d’un couple homoparental.

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    Sujets: Paso Doble | 21 Comments »

    21 réponses “Paso doble n°122 : Le chiffon rose”

    1. Blanc Cassis Says:
      mars 4th, 2009 at 7:47

      L’essentiel est de savoir si l’enfant est protégé en cas de conflit dans le couple, de séparation, de divorce pu de décès.
      Le fait que des pays comme la Belgique ont des lois qui permettent le mariage homosexuel, la procréation autre que traditionnelle, permet de détourner les lois françaises actuelles.
      Il est donc nécessaire que ces enfants qui n’ont rien demandé, puissent faire valoir le droit à vivre dans des conditions dites traditionnelles le jour ou ils refuseront un des deux parents, ou ils demanderont le nom d’un des parents biologiques, etc…
      Quid des enfants nés sous X ou issus d’un donneur anonyme ou provenant d’un ventre inconnu qui revendiquent la connaissance de leurs origines ?.
      Si beaucoup d’adultes ne le sont plus, il faut permettre aux enfants de le devenir dans les meilleures conditions.

    2. Toréador Says:
      mars 4th, 2009 at 8:52

      @ Blanc. Personnellement, c’est peut-être dur mais je pense qu’il faut couper le lien pour les enfants issus d’un donneur anonyme.

    3. LCDM Says:
      mars 4th, 2009 at 9:05

      « ” Faut-il reconnaître l’homoparentalité, phénomène social existant déconnecté de la parenté biologique ? »
      Il me semble que les gays ou les lesbiennes qui font des enfants le font encore avec un homme et une femme… Donc il y a bien une parenté biologique. Sinon tu voulais évoquer le cas du beau-père ou de la belle mère et là, cela existe chez les hétéros.

    4. LCDM Says:
      mars 4th, 2009 at 9:11

      Et tu as fait un lien pour un billet affligeant de conneries, celui de Chafouin… Ce mec dit grosso modo : un gentil papa épouse une gentille maman et ils font des enfants pour le bien-être du petit. Face à eux, il y a des méchantes gouinasses (ou des vieilles filles hétéros) qui vont se foutre une pipette dans la chatte ac le sperme d’un gay… Ou alors les deux gays vont au Rwanda. Bref l’Etat doit aider les gentils et ne pas tenir compte des méchants.
      Moi ces précautions de langage pour paraître pas trop intolérants, ça me fait marrer. J’ai dit en 3 lignes ce qu’il dit sur 2 pages…

    5. Moktarama Says:
      mars 4th, 2009 at 9:25

      @Toreador :

      Soyons réellement cyniques, et allons au bout du raisonnement. Compte tenu du fait que la pression environnementale exercée par l’homme est intolérable à moyen terme, et que le moyen sans conteste le plus efficace pour réduire cette pression est de diminuer le nombre d’humains sur terre, ce qui ne peut se faire (si on veut éviter les solutions radicales) que par un ralentissement voire un arrêt (et une régression) la croissance démographique.

      La famille est alors très loin d’être la forme la plus stable et la plus enrichissante pour la société, et peut-être serait-il plus logique d’encourager la formation de ménages homosexuels et de cesser de sponsoriser à grande échelle le fait de faire des enfants. C’est très « Brave New World » , mais si le choix se résume à ça ou la rencontre à grande vitesse de notre espèce avec un mur, ben…

      Comme quoi, tout est toujours question de point de vue, et plus on l’élargit, plus on s’aperçoit de l’inanité de certains comportements aujourd’hui (genre faire 5 gosses « parce que Dieu a dit que c’était le destin de l’homme »).

    6. le chafouin Says:
      mars 4th, 2009 at 9:36

      @Toré

      « qu’aucune étude sérieuse n’a jamais véritablement tenté ni d’analyser les causes de l’homosexualité »

      Eh, fais gaffe, tu vas te faire traiter de facho ;)

      « le projet ne va pas si loin »

      Ce qui m’agace, personnellement, c’est qu’il s’agit d’un premier pas, c’est la première reconnaissance, et il est clair que je n’en veux pas. Pourquoi? Pour les raisons que tu as évoquées toi-mêmes, à savoir : la famille doit être protégée car il s’agit d’un premier des corps intermédiaires. Reconnaître un statut de beau parent, c’est être généreux envers tous les gens qui en auraien tbesoin, mais c’est aussi affaiblir la famille, que ce soit dans les familles recomposées ou les couples homos. Du coup, si ta positiotn me semble généreuse, je ne la trouve pas très logique car tu pars d’un constat pour arriver à une conclusion opposée, bref, ton dernier paragraphe sort de nulle part! ;)

    7. le chafouin Says:
      mars 4th, 2009 at 9:37

      @lcdm

      Que ce soit clair, je t’emmerde. Si tu as qq chose à dire, tu prends ton courage à deux mains et tu viens commenter sur mon blog. Résumer ma position à ces gribouillis immondes, merci bien.

    8. LCDM Says:
      mars 4th, 2009 at 10:32

      A Chafouin : un hétéro-catho-tradi qui veut « emmerder » un homo, ça ne manque pas de piquant. Quelle finesse, en tout cas. Et il est hors de question que je relise ton blog. Quand je trouve un blog hors limite, j’ai deux principes : ne plus y aller et ne plus en parler. Donc cela n’a rien à voir avec le « courage ».
      Et je n’ai pas envie de débattre avec toi car les personnes de ta trempe ont des convictions « irréfragables ». Ca ferait des débats sans fin.

      A Moktarama: franchement, ce n’est pas faux ce que tu dis. En tant que gay, ça me choque pas. D’un strict point de vue biologique et environnemental, ça tient la route. Malheureusement, ça ne se dit pas d’un point de vue humaniste, philosophique et religieux même si le commandant Cousteau disait de même pour le SIDA en Afrique.
      Mais je vais te révéler un scoop : les gays font presque autant de gosses que les hétéros mais seul un gay comprendra ce que je viens d’écrire sans plus d’explications.

    9. le chafouin Says:
      mars 4th, 2009 at 11:12

      @LCDM

      Je t’emmerde parce que tu m’agresses. Et je me moque que tu sois gay ou pas, ça ne change rien à notre discussion. Sur mon blog, des gays viennent s’exprimer et on échange de façon courtoise. Je respecte les autres, mais pas quand ils m’insultent.

      Je n’ai rien contre les gays, mais toi, visiblement, tu n’aimes pasles cathos : où est l’intolérance?

      Et non, mes convictions ne sotn pas irréfragabales. Et les tiennes?

    10. le chafouin Says:
      mars 4th, 2009 at 11:14

      @moktarama

      au fait, faire cinq enfants poru obéir aux ordres de dieu, ça existe encore tu crois? ;) Je veux dire : en france?

    11. Toréador Says:
      mars 4th, 2009 at 11:39

      @ Tous. Messieurs, messieurs, vous n’êtes pas chez Criticus, un peu de tenue que diable.

      La position de Chafouin est cohérente, LCM. J’ignorais d’ailleurs que tu es gay – nous dirons que c’est le scoop du jour.

      Hier tu me disais que tu restais pas mal cantonné à la sphère modem. Tu vois, là l’avantage c’est qu’ici tu vas rencontrer des gens qui votent à l’extrême droite, et d’autres à l’extrême gauche.

      Cette richesse, c’est mon objectif, et j’essaye de la préserver.

      Alors revenons sur le fond.

      Moktarama a en partie raison – même s’il a une vision démographiquement fausse puisque le vrai problème de natalité se pose au sud et non au Nord, généralement dans des pays qui ne sont pas aussi libéraux que nous en la matière. Néanmoins, je te remercie de cette analyse étrange. J’adore ça.

      La critique de LCDM qui s’adresse à mon compte est parfaitement justifiée. J’ai couché par écrit une idée qui en réalité ne concernait (dans mon esprit) qu’une partie du problème. Ce que je disais en substance, c’est que le droit et les pratiques ont changé. Auparavant, un homo ou une lesbienne avait un enfant, c’était généralement dans le cadre d’un mariage hétérosexuel contracté « pour rentrer dans le moule de la société ». Le cas des homos ayant des enfants avec des mères porteuses était très rare.

      N’oublions quand même pas qu’il y a moins d’un quart de siècle que l’homosexualité n’est plus un délit réprimé pénalement.

      Aujourd’hui, il y a distorsion entre le construit social et la réalité biologique. J’espère qu’on va au moins s’accorder sur cela, parce que sinon, ensuite, tout le débat est vain.

      @ Chafouin. Pas d’accord. L’objectif, pour moi, c’est de garantir la stabilité pour l’enfant. Il me semble que donner une protection juridique à un état de fait va dans ce sens.
      Tu ne pourras changer les hommes que par l’évangélisation, Chafouin, et non en tentant de lutter politiquement contre une société déchristianisée.
      Il y a vingt ans, je suis à peu près certain que tes prédécesseurs étaient opposés à reconnaître les mariages recomposés, au motif que ça fragilisait le mariage.

      Il est assez ironique, quand même, que tu te fasses le défenseur du mariage recomposé ! Le conservateur, me disait autrefois un très bon ami, est le chien qui garde un temple qu’il n’a pas construit !

    12. Moktarama Says:
      mars 4th, 2009 at 13:16

      @LCDM :

      Je ne vois pas vraiment de rapport entre mon commentaire et une quelconque vision anti-humaniste. Le but, ici, c’est de voir plus loin qu’un, deux ou trois mandats politiques. La crise environnementale est déjà beaucoup trop proche pour qu’on se permette de l’ignorer, et si celle-ci est de grande ampleur (c-à-d si cette urgence n’est pas le facteur déterminant de toute réflexion politique) , elle tuera à terme des centaines de millions (au bas mot) d’êtres humains.

      Le moyen le plus efficace pour atteindre ce but est de réduire au maximum la croissance démographique, quels que soient nos autres efforts en parallèle. Diverses solutions s’offrent alors : on peut faire la guerre, ce qui sera de toute manière le cas avec l’appauvrissement des ressources naturelles et l’accroissement démographique.

      Ou on peut chercher par tous les moyens possibles à réduire la natalité. Ca peut se faire durement, à la chinoise, premier pays à avoir saisi qu’il fallait absolument réduire sa croissance (à défaut de réussir à la stopper) sous peine de courir à la catastrophe nationale.

      On peut aussi procéder comme en Allemagne ou au Japon (qui ont tort de prendre ça comme un grave problème) , solution sans contraintes envers l’individu et qui amène à une chute drastique de la natalité et à une inversion de la croissance démographique à terme.

      M’est avis que les pays développés préfèreront la solution n°2, qui peut (et doit) bien sûr être accompagnée par l’arrêt des mesures favorisant la famille ou les enfants.

      Economiquement (et dans dans une perspective de maintien du systême économique actuel) , on comblera les manques par une immigration massive.

      @Toreador :

      On est dans la même situation que pour les émissions carbone ou autres débats environnementaux : on ne pourra convaincre les pays du Sud qu’à partir du moment où nous ferons des efforts réellement coûteux et visibles. Il en coûterait trop cher de ne pas bouger sur le sujet avant que les pays du Sud ne le fassent, et contre-productif si nous essayions de les convaincre d’appliquer une recette à laquelle nous nous refusons.

      Par ailleurs, nous avons un allié au Sud : la Chine, qu’il faut instamment féliciter pour sa tentative (en forme de demi-échec) de politique de l’enfant unique.

      Nous avons un organisme chargé de la faim dans le monde. On pourrait en créer un chargé de réduire la surnatalité (je pense notamment à une prévention massive), dans les pays riches comme dans les autres.

      Le problème : il va être extrêmement difficile d’arguer de notre bonne foi pour convaincre les pays du Sud après avoir promis (sans succès) depuis 50 ans que les organismes internationaux de développement allaient faire des miracles.

      @Chafouin :

      Le discours de l’Eglise touche un certain nombre d’hommes et de femmes sur la planète, en particulier en Afrique et en Amérique. Se battre farouchement contre l’avortement, la contraception, l’homosexualité et prôner un modèle familial classique a une influence certaine sur la politique de nombreux pays. Pays dont on a extraordinairement besoin si l’on veut arriver à réduire la pression humaine sur l’environnement via un processus de dénatalité.

      PS : J’ai conscience que ce commentaire risque d’être mal jugé, disons que je fais ici une petite expérience de pensée. Il faut pousser un raisonnement au bout pour en comprendre toutes les conséquences.

      Ainsi, la suppression des aides à la famille devra évidemment être pensée de manière à ne pas introduire d’autres problèmes graves, on peut ainsi conditionner les aides à la naissance d’un seul enfant, ce qui permet d’éviter l’effet « eugénisme et lutte des classes » de la chose.

      Au Sud comme au Nord, ça implique également de développer fortement les budgets dévolus à la prévention, à la contraception et à l’IVG.

      Bref, je ne crois aucunement que notre espèce saura faire des sacrifices de cette ampleur – moi compris – , et il va probablement falloir apprendre à vivre avec un environnement dégradé au-delà de l’imaginable – ce qui ne se fera certainement pas en douceur.

    13. Banderille n°290 : Société policée, policière ou polissonne ? | “Toreador, un oeil noir … dans l’arène politique !” Says:
      mars 4th, 2009 at 13:57

      [...] que notre pays est divisé profondément sur ses valeurs et la conduite de l’avenir. Le débat sous mon précédent billet l’a démontré. Pour prolonger et approfondir mon propos, je voudrais rapprocher trois [...]

    14. le chafouin Says:
      mars 4th, 2009 at 14:13

      @toré

      J’ai bien conscience d’être à contre-courant, mais je cherche juste à exprimer quelques idées sur mon blog, rien de plus. Je ne suis pas seul à avoir ces idées, et d’autres les expriment autrement.

      Je ne défends pas la famille recomposée, au contraire! Je pense que plut^to que de sans cesse prendre comme point de départ la situation actuelle, on ferait mieux de chercher à défendre ce qui est le mieux pour l’être humain. Ce qui m’énerve, c’est que les gens sont lâches, et qu’ils ne sont même pas capables de réfléchir avant de s’engager avec quelqu’un. Le plaisir, rien que le plaisir, on n’a que ce mot à la bouche. Et la responsabilité?

    15. Toreador Says:
      mars 4th, 2009 at 15:13

      Ah mais moi, Chafouin, je ne te jette pas la pierre ! Tu défends un modèle de vivre-ensemble !

    16. Grain de poivre Says:
      mars 4th, 2009 at 22:13

      Dans la vie quotidienne d’un enfant dont les parents sont séparés et dont la mère (généralement) est remariée et qui vit avec un beau-père, il est certain qu’une certaine délégation de l’autorité parentale au beau-père est plus commode : autorisations diverses, bulletins scolaires,normes de vie commune, etc. Mais de là à en faire un pont pour la reconnaissance de ce monstre qu’est l’homoparentalité il y a une marge. Un enfant qu’on le veuille ou non est le fruit de l’union d’un homme et d’une femme. Quels que soient leurs mérites ou leur indignité ce sont eux les parents, mâle et femelle. On peut évidemment rétorquer que les homosexuels ont aussi un père et une mère et que ça ne les a pas empêchés d’être différents du modèle parental. Cependant, le problème est encore ailleurs : notre époque considère et cela à tous les niveaux que l’enfant est un produit de consommation, voire un médicament. J’ai entendu « Depuis qu’elle a eu ce bébé elle est enfin épanouie ». De qui s’agissait-il ? D’une femme de 46 ans, célibataire, dont l’amant était marié par ailleurs et père de famille. Franchement, je ne crois pas que ce soit une situation idéale pour l’enfant qui est né et qui n’a rien demandé à personne.

    17. Toréador Says:
      mars 4th, 2009 at 22:32

      En même temps, chère grain, il y a des couples homoparentaux. Comment fait-on ?

    18. LCDM Says:
      mars 4th, 2009 at 23:16

      A Toreador :

      1. Tu ne dois pas vraiment lire mon blog car c’est très souvent écrit, rien que là par expl :
      http://crapauddumarais.hautetfort.com/archive/2009/01/20/trop-de-gays-au-modem.html

      2. Et tu n’y es pas encore : « Auparavant, un homo ou une lesbienne avait un enfant, c’était généralement dans le cadre d’un mariage hétérosexuel contracté “pour rentrer dans le moule de la société”. »
      Tout d’abord parce que des gays font encore des gosses, avec une copine vielle fille hétéro ou avec une lesbienne en recherche de sperme.
      Ensuite, parce que tu mets « auparavant ». De nos jours, les gays qui vont sur le net avec photo ou qui vont en boîte et/ou qui sont en couple sont la face visible de l’iceberg. Le gros des troupes sont mariés et vont vivre leur sexualité dans des lieux de drague et dans de saunas. N’importe quel sociologue te le dira. Donc, dans tes amis, dans tes proches, il y a des gays que tu ignores et ignoreras pt-être toujours.

    19. Toréador Says:
      mars 4th, 2009 at 23:31

      Non effectivement je lis assez peu, enfin pas assez à mon goût en tous les cas.
      Je n’ai pas d’opinion sur ce que tu rapportes. Quoiqu’il en soit, l’iceberg remonte de plus en plus son nez vers la surface, non ?

    20. LCDM Says:
      mars 5th, 2009 at 9:46

      Et bien il faut lire davantage, ça c’est l’avarice ou la paresse ;-)
      « Quoiqu’il en soit, l’iceberg remonte de plus en plus son nez vers la surface, non ? » Oui peut-être mais pas de là à renverser la tendance… C’est comme imaginer tous les gays dehors pour la gay pride, même moi je n’y suis jms allé.

    21. Grain de poivre Says:
      mars 5th, 2009 at 9:56

      Dans le projet de loi, il est, paraît-il, prévu que le parent biologique doive donner son accord à la délégation d’autorité parentale. Que je sache l’enfant élevé par un couple homo a quand même un homme et une femme pour parents biologiques, quelle que soit la manière dont il a été conçu. Alors évidemment, si un des parents bio a abandonné son enfant à l’autre, le problème se pose. Mais cette loi me fait furieusement penser à celle qui a établi le PACS. On se sert d’une loi qui prend acte de l’évolution de la société, le non-mariage des couples, pour faire passer une revendication du lobby gay. Aujourd’hui, on dit vouloir simplifier la vie quotidienne des familles recomposées – et c’est quand même du bon sens – pour faire passer l’avant-garde de l’adoption des enfants par les homos.

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