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    Olé n°148 : Assemblée censitaire !

    Par Toréador | avril 18, 2009

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    Sujets: Olé | 10 Comments »

    10 réponses “Olé n°148 : Assemblée censitaire !”

    1. Laure Says:
      avril 18th, 2009 at 6:58

      Eh bien ! Moi qui m’apprête à faire un billet ciblé sur l’activité des députés de Seine-maritime à la lumière de cette même étude des infos.com, je dis merci Toréador !

    2. falconhill Says:
      avril 18th, 2009 at 8:36

      Et pas fort le Gard (mais pas surpris, amusant…)

    3. h16 Says:
      avril 18th, 2009 at 11:34

      Excellent billet. Très très instructif et il a dû te demander pas mal de travail. Bravo.

    4. authueil Says:
      avril 18th, 2009 at 12:11

      Cette étude est inepte.

      Elle part du postulat que toute l’activité parlementaire se résume aux interventions en commission et en séance publique, ce qui est bien entendu faux. Le travail parlementaire, c’est ça, mais pas que ça !

      Ce constat considère quer toutes les interventions se valent, car le comptage, c’est une intervention pendant une séance egale un point. Que l’on ait parlé 10 fois ou une fois pendant la séance, que l’on ait dit des aneries ou des choses très intelligentes.

      Ce clasemment ne tient pas compte du fait que député de la majorité, ce n’est pas le même boulot que député d’opposition. Ces derniers n’ont guère que ça à faire, être en séance publique.

      Ce genre de classement, c’est un indicateur, mais rien de plus, car une fois de plus, il prend le biais habituel des classements statistiques qui prétendent mesurer du qualitifatif sur des critères uniquement quantitatifs.

    5. Toréador Says:
      avril 18th, 2009 at 18:10

      Cher Autheuil, tu as parfaitement raison sur le détail. Si j’avais eu accès au fichier excel et non au pdf, j’aurais moi-même pondéré les différentes interventions pour faire mon propre classement. Mais déjà, il m’a fallu recopier à la main, ligne à ligne, les infos…

      Cependant sur l’argument général je ne suis pas d’accord. Même si les interventions ne se valent pas, cela reflète quand même assez bien la participation.

      Ton argument sur la majorité et l’opposition est politiquement réaliste mais juridiquement inacceptable. Comment peux-tu écrire qu’un député est élu pour ne rien faire parce qu’il représente la majorité politique ?

      Quand je vote pour mon député, je ne sais s’il sera dans la majorité ou l’opposition. J’attends de lui un service standard. Et s’il vient des pyrénées orientales, il devrait réfléchir AVANT s’il est prêt à prendre l’avion 2 fois par semaine.

      @ Laure, H16, Falconhill : gracias !

    6. authueil Says:
      avril 18th, 2009 at 19:31

      Toréador, tu m’a mal compris, c’est la nature du travail qui n’est pas la même entre majorité et opposition. Les députés de la majorité passent beaucoup de temps dans des réunions internes au groupe UMP, là où se prennent les décisions. Cela a un sens, car c’est eux qui font la loi. Sur ce plan, les députés d’opposition de se creusent moins, et on les comprend, leurs amendements ne passent pas.

      Sur la pondération du poids des interventions dans le classement, je serais curieux de savoir comment tu va faire :)

      Les classements donnent une idée, mais c’est à la louche, avec une marge d’erreur importante. Il faudrait pouvoir pondérer « à la main ».

    7. Toréador Says:
      avril 18th, 2009 at 20:32

      Si je devais pondérer et imaginer, je suppose que j’aurais tendance à pondérer à la baisse les interventions de l’opposition, qui a tendance à naturellement être plus obstructionniste. Mais pour cela je vérifierais ma théorie en regardant le nombre moyen d’interventions au PS et à l’UMP.
      Un rapport serait comptabilisé plus qu’une intervention. Quant à la question écrite ce serait affecté d’un tout petit score.

    8. H. Says:
      avril 19th, 2009 at 15:08

      Je sais pertinemment que la démocratie a un coup mais 577 députés pour le résultat qu’on observe, ça fait cher pour la collectivité. 300, plus ou moins 30, nous garantirait un résultat équivalent, du moins pas pire, pour un coût plus raisonnable. On peut étendre le raisonnement aux collectivités locales et territoriales.

      Notre pays a un problème avec sa représentation nationale. Les deux régimes, d’une durée assez longue pour qu’on puisse les prendre comme référence, ayant choisi le régime parlementaire comme mode de fonctionnement (la IIIème et la IVème République), ont laissé une trace historique mitigée (quant aux résultats) et ont sombré corps et bien victime de la même gangrène, l’un en juin 1940, le second en 1958. A chaque fois, on ne peut que déplorer le comportement « erratique » des députés qui, pour la plupart, privilégiaient les combinaisons d’appareil à la lucidité politique (dans son sens le plus noble) qu’on attendait d’eux. On aurait pu penser qu’avec le régime mis en place par le Général, la leçon ait porté. J’ai bien peur qu’il n’en soit rien et la triste pantalonnade d’Hadopi ne fait que confirmer mon point de vue. Autheuil a cependant raison lorsqu’il signale que toute les interventions ne se valent pas et qu’il existe, c’est heureux, des députés qui font honnêtement leur travail. Mais alors, les paroles tirées du livre de la Genèse, prennent une nouvelle fois toute leur importance et leur pregnance.

      Le mal profond vient évidemment de l’absurde cumul des mandat qui assure à son titulaire un très confortable train de vie (j’ai cru lire – cf l’histoire de l’amateur de montre – qu’en cumulant une présidence de conseil général et un poste de député, on gagnait un peu plus de 12000 euros/mois. C’est très suffisant pour se pencher sur les problèmes du bas peuple et critiquer, le ces échéant, les sales riches qui l’exploite. Surtout que ce chiffre ne tient pas compte des frais de représentation et autres avantages en nature!!!). On peut y ajouter l’existence de pertinentes passerelles entre la haute fonction publique et le monde politique qui font que, dès sa sortie de l’ENA, on peut évoluer uniquement dans l’atmosphère protégée des cabinets ou des partis sans jamais se frotter à la réalité de la compétition économique. Si j’étais démagogique, ou populiste, j’ajouterai qu’il serait bon de limiter les mandats électifs à deux de façon à assurer un renouvellement constant de la classe décidante.

      Notre démocratie va mal et si ce constat ne reflète probablement que l’image de notre société, cela n’exonère en rien la classe politique de son immense responsabilité. Trop rares sont ses personnalités qui s’insurgent contre cet état de fait, il est plus facile de s’excuser de propos divers et maladroits surtout lorsque la presse, cette « gardienne de la démocratie », relaie sans précaution aucune et avec outrance quand ce n’est pas en les inventant, petites phrases et autres billevesées. En 1940, la IIIème République a succombé, fascinée qu’elle était par ses jeux d’alliance et ses discussions sur le sexe des anges. En 2009, je crains fort que nous n’ayons pas évolué d’un iota et que le pays soit près, les sondages en sont témoins, à mettre sa destinée entre les mains d’un nouveau sauveur. La vraie liberté, et le cortège de responsabilité qu’elle induit, fait peur. 220 ans après la révolution, nous n’avons décidément pas appris grand chose.

    9. Toreador Says:
      avril 20th, 2009 at 13:14

      oui, je suis largement d’accord avec ton diagnostic même si les causes doivent être pesées à l’aune de leur véritable poids. Par exemple, le problème d’avoir des énarques-députés est typique de la Vème République, régime technocratique s’il en est.

      J’ajouterai à ta réflexion que la véritable faiblesse de la IIIème et la IVème résidait dans leur mode de scrutin. Quant à parler de régime parlementaire pour la IVème, j’y verrais plutôt un régime d’assemblée.

      In fine cependant, je m’interroge sur la persistance d’une démocratie ancrée dans un territoire. A l’heure où l’individu est mobile et où les frontières sont extensibles, est-il encore vraiment légitime de faire des assemblées le reflet de territoires ? L’affadissement des nos assemblées reflète en réalité l’affaiblissement des ancrages régionaux. On va se faire élire en Val-de-Marne parce que c’est plus près de Paris. Mais si les habitants l’acceptent, c’est car eux mêmes s’y sont transplantés depuis la capitale.

      Pire : les coins les moins « globalisés » sont ceux qui participent le moins à l’exercice démocratique, essentiellement pour des raisons de transport…

    10. Lou ravi Says:
      avril 20th, 2009 at 14:37

      Bonjour,

      Petite erreur, M.Didier Mathus est député PS de Saône et Loire (71) et non de Haute Saône (70).

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