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Paso Doble n°136 : Un Homme à la Mer
Par Toréador | mai 4, 2009
A las cinco de la tarde…
La Mer, qu’on voit danser, …
Dans le premier épisode de Batman, le Joker aime à demander à ses futures victimes : « As-tu déjà dansé, un soir de clair de lune avec le Diable ? ». Depuis quelques temps, le ressac de l’actualité fait monter des eaux profondes de la mondialisation tous les détritus de notre globalisation financière et humaine.
Chaque houle un peu sévère prend dangereusement les allures de tsunami. Chaque fois, nous craignons que ce soit la dernière. Les médias dramtisent. Mais l’espèce humaine résiste. Et nous dansons avec le diable, chaque fois, un peu plus près de la tempête.
Regardons les yeux dans les yeux les tempêtes financières. Chacune d’entre elle ébranle un peu plus le capitalisme. Les crises de la dette, les crises financières, les crises de change, maintenant la crise des subprimes. Chaque fois, les chiffres annoncés sont de plus en plus importants.
Actuellement, c’est une autre crise qui secoue la planète : la crise porcine, avec l’inquiétude sur le risque de pandémie. Il y a dix ans, déjà, c’était le SRAS.
Un monde de « ouf ! »
Chaque fois, la crise passe et les hommes restent. Et nous disons « ouf, fausse alerte« . Un peu comme Tokyo ou San Francisco avec leurs secousses sismiques. Chacune de ces cités sait pourtant que le grand tremblement de terre du millénaire détruira probablement tout sur son passage.
La crise des subprimes et la crise du H5N1 sont deux crises en résonance. Chacune, dans son secteur, met en évidence la vulnérabilité de nos sociétés modernes. Leur interdépendance. Les canaux qu’empruntent la croissance et les échanges pour circuler autour du globe peuvent également servir à la propagation de tumeurs mortelles.
Dans ces conditions, si nous réchappons cette fois-ci aux subprimes et au H5N1, il sera idiot de dire « ouf », et de reprendre notre daily life as usual. En 1918, la grippe espagnole fit entre 34 et 100 millions de victimes dans le monde, dont 400 000 en France. Originaire de Chine, virus mutant passé du porc à l’homme, passé ensuite par l’Amérique, la grippe devint pandémie en touchant l’Europe. Quant à la crise financière qui toucha le monde 11 ans plus tard, je ne pense pas qu’il soit utile d’y revenir ici…
Tags: H5N1, mondialisation, subprimesSujets: Non classé | 4 Comments »





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mai 4th, 2009 at 18:57
« Les médias dramtisent »
Bigre. Ca fait encore plus peur écrit comme ça
Pour le reste, c’est surtout toi qui dramatise : la crise financière durera d’autant plus longtemps que les pourris resteront en place et c’est bien les états qui font tout pour ça.
Quant aux grippes du goret, pour le moment, elle a fait moins de morts qu’une nuit de beuverie sur les routes du Lesotho un samedi soir.
mai 4th, 2009 at 20:37
Tiens justement, là est notre désaccord. Ce sera comme ça, jusqu’au vrai problème. Et je pense que ce sera trop tard !
mai 5th, 2009 at 2:12
Hola Toréador !
tu as fais une petite confusion : H5N1 c’est la souche virale correspondant à la grippe aviaire.
Notre sympathique porcine est A H1N1.
Il faut être philosophe. L’augmentation exponentielle de la population mondiale implique nécessairement l’apparition des pandémies. Tout cela est très naturel et il faut s’en réjouir, quand nous seront vraiment trop nombreux (ça va venir très vite) les guerres s’ajouteront aux virus pour réguler notre population humaine. J’espère n’être plus là mais je m’inquiète un peu pour mes gosses.
mai 5th, 2009 at 17:43
Et bien, deux erreurs pour un si petit texte ! Je manque de temps, c’est pour cela ! Merci de la rectification.