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    Désir de rupture n°25 : Créer un service public du sondage d’opinion

    Par Toréador | juillet 19, 2009

    Le dernier contrôle de la Cour des comptes de la gestion de l’Elysée aurait permis, d’après le Monde, de mettre en évidence les rapports troubles entre la présidence de la république et certains instituts de sondage, comme Opinion Way.

    Il s’agit là d’enquêtes de popularité ou de test grandeur nature de pistes de réforme de politique publique. Néanmoins, le débat sur la place des sondages dépasse ce simple cas d’école : on se souvient des polémiques au moment des européennes (Bayrou et Dupont Aignant accusant le pouvoir de commander des sondages biaisés) ou des présidentielles (Le Pen).

    D’où la question : ne faudrait-il pas clarifier et formaliser le recours aux sondages dans le cadre d’une démocratie d’opinion ?

    Ma proposition est simple : faire la part entre ce qui relève de l’intérêt privé (par exemple : tel homme politique voulant connaître le niveau de sa réputation publique) qui ne pourrait pas être pris en charge par des institutions publiques; et ce qui relève de l’intérêt général qui ne pourrait pas être confié à des boîtes privées. En un mot, créer un Institut National du Sondage Public (INSP).

    Dans le « secteur public » du sondage, je mettrais volontiers :

    - Les sondages électoraux pendant la campagne officielle ;

    - Les sondages sur le taux d’appréciation de politiques publiques menées par un gouvernement ou un ministère.

    Alors, votre avis ? OUI, NON ou BOF ?

    A vous !

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    Sujets: Désirs de Rupture | 13 Comments »

    13 réponses “Désir de rupture n°25 : Créer un service public du sondage d’opinion”

    1. seb de careagit Says:
      juillet 19th, 2009 at 23:58

      une blague ?! ahhah !! non serieux un institut public pour eviter que les stats soient orientees ? l’indepedance du secteur public n’est pas son principal avantage… regarde dont france tele, l’insee et les stats de delinquance ou chomage… bref, tu l’as compris, pr moi c’est non, bcp trop dangereux. au contraire, parlons donc de la pluralite des sondeurs et des methodes qui peuvent offrir un panel global pertinent…

      bonne journee tore.

    2. Nicolas J Says:
      juillet 20th, 2009 at 8:16

      « Ma proposition est simple : faire la part entre ce qui relève de l’intérêt privé (par exemple : tel homme politique voulant connaître le niveau de sa réputation publique) qui ne pourrait pas être pris en charge par des institutions publiques ».

      Bof. Seul un membre de la majorité pourrait l’utiliser.

      Cela dit, ce n’était pas un des rôles des RG, dans le temps ?

    3. Toréador Says:
      juillet 20th, 2009 at 9:06

      C’est curieux cette défiance envers les institutions publiques. Il y a une espèce de croyance qui est que finalement, on est plus protégés en faisant appel à 7 opérateurs privés en concurrence qu’avec un seul public soumis au contrôle d’un gouvernement choisi par les urnes. L’actionnaire meilleur contrôleur que le citoyen ? C’est le même, sauf que la démocratie d’entreprise est pondérée.

      Les résultats de mon institut seraient publics, contrairement aux RG, et réalisés comme le ferait une entreprise privée, avec des méthodes d’échantillonnage vérifiables. L’argent dépensé par l’Etat serait traçable et surtout n’attérrirait plus dans les poches de quelques grands patrons mais retournerait dans le budget de l’Etat via un de ses pseudopodes.

      Je ne suis pas du tout d’accord avec l’argument consistant à se méfier de la démocratie

    4. Bob Says:
      juillet 20th, 2009 at 9:35

      Tiens je te cite le dernier billet d’Eolas pour te faire réfléchir :
      « S’il est un point résumant toute la différence culturelle entre la France et les États-Unis, c’est bien celui-là : les américains ont compris depuis le début que l’État était un tyran potentiel et ont voulu s’en protéger, tandis que les Français le voient comme le gardien de l’intérêt général, expression de la majorité et qui ne peut donc mal faire. Hobbes contre Rousseau. »

    5. h16 Says:
      juillet 20th, 2009 at 9:48

      Comme absolument rien ne peut garantir la neutralité d’un organisme de sondage, autant l’acter et le laisser purement et simplement à la charge du privé.

      D’ailleurs, finalement, c’est tout à fait clair que les sondages sont toujours orientés. Au moins, tout le monde le sait. Et les cris d’orfraie de ces derniers jours sur les manips de Sarko sur OpinionWay sont remarquables d’hypocrisie. Ce n’est pas la première fois (ni la dernière) que des sondages bidons commandés par des politiques (éventuellement en place) sont réalisés, tout de même…

    6. Nemo Says:
      juillet 20th, 2009 at 10:17

      H16,

      Certes, ce n’est toutefois pas une raison pour pérenniser ces dérives.

    7. Erick Says:
      juillet 20th, 2009 at 11:09

      Je vais reprendre l’ argument éculé : au delà des chiffres, un sondage indique une tendance. Que 43% des sondés approuvent Sarko pour un institut et 38% pour un autre, ce qui compte c’ est la comparaison par rapport aux résultats précédents. Que je sache, les cas où il y a contradiction de tendance entre différents sondeurs me semble trés peu fréquents.
      Que le PS rouscaille quand Opinionway fait ressortir une hausse de la côte de Sarko, c’ est naturel. Manque de pot, ça ne cache pas sa déliquescence actuelle. Tempête dans un verre d’ eau.

    8. kudrjash666 Says:
      juillet 20th, 2009 at 18:23

      comment4,

    9. rimbus Says:
      juillet 20th, 2009 at 19:02

      salut toréador

      je vais botter en touche : il me semble plus important d’avoir une agence de presse indépendante gratuite, financée publiquement sans objectifs de rentabilité.

      L’opinion se forge sur l’information, le sondage n’en est qu’un reflet éphémère.

      La réforme de l’AFP veut en faire une entreprise commerciale financée par des capitaux privés. Est-ce une meilleure garantie de son indépendance, et celle de l’opinion qu’elle fabrique ?

    10. Toréador Says:
      juillet 20th, 2009 at 19:49

      @ Rimbus : Non. En même temps 49% privé m’irait aussi.

      @ Tous. Un institut public permettrait d’être indépendant sur les sondages susceptibles d’influencer les votes et à la limite de savoir qui les manipule, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

    11. Claudio Pirrone Says:
      juillet 21st, 2009 at 0:55

      Bof

      Le problème ce ne sont pas les sondages en eux mêmes mais l’usage qu’en fait la presse.

      A la limite un moratoire sur la publication de sondages électoraux pendant la campagne officielle serait plus simple et moins couteux.

    12. Gandalf Says:
      juillet 22nd, 2009 at 20:41

      Quelle déveine ! Monsieur Bayrou avait promis de tout nous dire sur les dessous torrides des sondages, si son score avait démenti les sondages qui le défavorisaient et qu’il villipendait. Le score des « Vert » ferme la porte à l’explosion de la vérité, en quelque sorte. Pauvre Bayrou !

      Sur la proposition, noble en soi, de Toréador, elle me inopérante dans les faits ; seuls des sondeurs privés sont à même d’être utilisés pour tester plus ou moins secrètement tel ou tel projet des équipes en place. Au surplus, l’action et l’image des hommes politiques sont souvent voisines et il sera difficile de déconnecter les thèmes dits d’intérêt général et les ressorts plus « personnels ».

    13. amike Says:
      juillet 22nd, 2009 at 22:24

      Même si les sondages étaient réalisés par une institution publique – garantie d’objectivité, les relais médiatiques auraient tôt fait de les « hiérarchiser » selon leur tendance politique affichée ou – pire – selon la tendance du moment.