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Portrait n°11 : Moscovici, vidi, wiki
Par Toréador | octobre 7, 2009
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla !
Le blog potemkine
La série des Portraits des centièmes du classement Wikio se poursuit, moi qui de mon rang de 49ème me situe à équidistance de la Roche Tarpeïenne et du Capitole. Cette fois-ci, c’est encore un blog de gauche, et encore – après le faux né(z) d’Aubry – le blog d’une personnalité politique – Pierre Moscovici.
Disons-le nettement et clairement : contrairement à celui de Martine, c’est un vrai blog… avec cependant ses spécificités : aucun blog de droite ou même du centre dans la blogroll, aucun blogueur vraiment indépendant non plus. Tout est rouge, un peu convenu, corseté dans le très institutionnel réseau des blogueurs socialistes des fédérations socialistes du parti socialiste. C’est tellement sec, comme horizon.
Autre spécificité : Pierre Moscovici, veni, vidi aime se mettre en scène, album à l’appui. Péché véniel me dira-t-on. Pardonné, Pierre.
La grande muraille des mots
Et le fond ?
Je passe sur les faux billets, qui renvoient vers l’énième interview dont Pierre Moscovici aime se vanter. Certains affichent des tribunes dans le Monde. Mosco, lui, marque des penaltys dans Clash Foot ou dans le très renommé magazine Pays …
Je continue donc sur les vrais billets, signés de la main du Maître. C’est long, courtois, mesuré, maîtrisé. Très resserré, sans espace pour prendre son souffle. Avec les billets de Moscovici, lourds comme des briques, on est là pour reconstruire la vieille maison.
Un billet de Mosco, c’est donc une belle note administrative, réhaussée d’un poil de subjectivité. C’est un peu chiant, mais pas bête. C’est pas bête, mais un peu chiant. L’émotion est dans le contenu vu que tout est « contenu »*.
Moscovicissitudes
On y trouve cependant de belles tirades de mauvaise foi qui m’ont arraché un sourire. Florilège :
Docte. « Une fois de plus dans l’histoire, la droite a dramatiquement géré les finances publiques, et laissera en 2012 un héritage consternant. » dans son billet « Refondations« . Tout le monde a en effet en tête l’exemplaire gestion des finances publiques sous Mitterrand.
Catégorique. « En 2009, le gouvernement n’aura pas soutenu l’activité ni réduit les inégalités, il aura juste appauvri le pays. » (ibid). Et oui, le méchant gouvernement de droite travaille à notre perte, nous le savons bien.
Optimiste. « Les droites plafonnent à 48 % en Allemagne, elles sont minoritaires au Portugal, le sarkozisme est en très grande difficulté en France. » (billet « reconstruire la social démocratie« ) Et oui, Merkel plafonne et Sarkozy a beaucoup de mal avec une telle gauche à l’offensive !
Le coeur des hommes
En réalité, là où Pierre Moscovici est le plus intéressant, c’est lorsqu’il raconte de l’intérieur les petites magouilles du P.S.
On appréciera le « dans un parti où la stigmatisation, la mesquinerie et l’ostracisme sont devenus monnaie courante » qui contraste, au détour d’un post, avec un billet à peine plus ancien où notre grand homme écrit, la main sur le coeur « Arrêtons ! Arrêtons les divisions, les procédures, les commentaires narcissiques, les martingales complexes, pour mobiliser le parti, la gauche et retrouver le contact avec les Français. »
On croirait Aristide Briand à la tribune de la SDN : « Arrière les canons, les mitrailleuses, les voiles de deuil ; place à l’arbitrage, à la conciliation, et à la Paix ! »
Reste que certains billets sont intéressants. Il arrive que Moscovici avoue ses détresses ou ses stupéfactions (comme cet article sur le 11 septembre) et ce sont des rares moments où on perçoit, faiblement, un pouls. Il est vrai qu’entre lui et nous, il y a l’écran et deux assistantes parlementaires qui moulinent les textes publiés. Mais ça rapproche.
En conclusion, comme dit Pierre à la fin des billets renvoyant à des articles portant sur l’auguste lui-même : « vos commentaires sont les bienvenus« . Pierre, tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mes commentaires.
n°49
* Jeu de mots, attention verglas.
Tags: Pierre Moscovici, PortraitSujets: Portraits | 6 Comments »





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octobre 7th, 2009 at 11:59
Tel le Joker circonspect devant un Batman suréquipé, moi: « Mais où trouve-t-il tous ces fantastiques titres et jeux de mots »?
Bobiyé !
octobre 7th, 2009 at 15:08
Cher Nemo,
Je n’utilise aucune substance illicite. Pour la petite info, j’écris un billet normal et après, je rajoute par dessus des jeux de mots et des blagues, en fonction de mon inspiration. Je termine toujours par les titres et sous-titres. Ce sont ces derniers qui me prennent le plus de temps. Ecrire un billet me prend 30 minutes. Le formater 10. Trouver les titres parfois 15 ou 20 minutes…
octobre 7th, 2009 at 16:02
C’est hélas mon grand regret ! Ne pas avoir plus de temps pour bloguer !
Le manque de temps m’oblige à négliger quelque peu la forme, à mon grand désespoir…
octobre 7th, 2009 at 16:04
Tu tiens quand même un bon rythme. Meilleur que Mosco en tous les cas !
octobre 7th, 2009 at 17:05
« … tellement sec, comme horizon. »
Malakine va aimer le quiproquo.
octobre 7th, 2009 at 18:07
Tiens, tu as vu le jeu de mots !