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    Banderille n°331 : On déGrèce la mondialisation !

    Par Toréador | février 11, 2010

    Les petites filles modèles

    Mon agence de notation vient de dégrader la note de mon kiwicollègue Hashtable pour passer de H16 à H15. Il va devoir se refinancer plus chèrement sur le marché des idées :-) .

    Pourquoi cette pique, pourquoi cette tête, pourquoi cette tête plantée sur une pique ? Pour un billet intitulé « le retour de la vengeance de la Dette ».

    La Grèce est en flammes, et une immense clameur monte du camp de ceux qui sont « raisonnables« , torche au poing : tous les chantres de l’orthodoxie budgétaire, de la gestion de bon père de famille, et du libéralisme épanoui nous hurlent : on vous l’avait bien dit*.

    Ah oui, ils piaffaient, les honnêtes hommes de « la Ligue de la Vertu », les spadassins de la mondialisation heureuse, depuis deux ans. Bien que l’affaire des subprimes aient démontré par A+B la dangerosité d’un système laissé à la bonne grâce du marché pour d’auto-réguler, ils ne sont pas résignés à se taire, critiquant l’interventionnisme excessif des Etats et surtout l’endettement non soutenable.

    Soutenable, c’est le mal du siècle. Tout doit être soutenable, c’est le principe de précaution élargi à l’économie. Le pétrole, le déficit, les engrais, même combat. La conquête du globe était-elle un développement soutenable ? Vaste question, n’est-ce pas : si nos ancêtres avaient eu nos constructions intellectuelles, où serait-on aujourd’hui ? Bref.

    Et donc la palme de la bravitude intellectuelle, en éclaireur de la lame de fond précitée, je l’ai trouvée chez mon petit poisson clown et kiwicollègue H16 : « Peut-être, finalement, est-ce tout simplement parce que les comportements observés sur les marchés sont (oh !) la conséquence directe de l’impécuniosité lamentable de raisonnement de nos politiciens, et non la cause des problèmes que nous observons ? »

    Les malheurs de Sophiste

    Permettez-moi de m’arrêter sur ce constat qui est un sophisme de la plus belle espèce.

    Back to the basics : Pourquoi a-t-on autant dépensé en 2008 ? Pour empêcher que l’impécuniosité des fonds américains (et des ménages du même pays) ne se transforme en déferlante dépressioniste.

    Et voilà que par une ironie mordante, ces mêmes banques qui étaient prêtes à venir la corde autour du cou auprès des Etats pour se refinancer et survivre leur reprochent, via les marchés, d’avoir pris des risques éhontés et inutiles ?

    En gros, c’est un peu comme si vous alliez sauver à la nage un type qui se noie. Puis qu’ayant tiré le mec hors de la vase,  mais ayant du mal vous désormais à regagner la berge, l’ex-noyé pariait sur votre mort certaine en vous reprochant d’avoir nagé si loin !

    Si les « politiciens » d’H16 ont caché l’ampleur du mal, ce n’est pas par duplicité mais parce que si on avait expliqué au contribuable ce qu’allait lui coûter la clique d’inconscients apatrides qui a faire sauter la banque, il y aurait sans doute eu une poussée des partis radicaux et peut-être même quelques guillotines improvisées.

    Ces fameux « politiciens » me semblent un poil plus raisonnables – mais guère plus courageux – que ces spéculateurs qui désormais contemplent avec délice la chute de l’euro. C’est vraiment une sale race : ils seraient capables de spéculer sur la fin du monde si le spread était avantageux.

    Là où je rejoins H16 (et pas Gaulliste libre), c’est que bientôt, nous n’aurons plus les moyens de jouer les assureurs militants. Alors, à la prochaine crise de foie, les marchés appelleront un médecin qui ne viendra pas et mourront lentement étouffés par leur propre stupidité sur le linoléum de leur floor.

    A viande froide, vengeance froide.

    * Qu’on se rappelle au passage que ce sont les mêmes qui expliquaient que l’euro devait protéger des crises. Ce qu »ils avaient oublier de dire c’est que cela ne marche que si les pays européens renoncent à une politique économique autonome, ce qui, en gros, se réduit à importer la politique allemande un peu partout. Et on s’étonne après que la France se désindustrialise ?

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    Sujets: Banderille, Toréador critique la Droite | 27 Comments »

    27 réponses “Banderille n°331 : On déGrèce la mondialisation !”

    1. Rubin Says:
      février 11th, 2010 at 11:41

      Une remarque et une question :

      - La remarque : ni la France, ni probablement aucun État européen, n’a rien dépensé qui ait servi à sauver les « fonds américains ». Si la crise a « explosé » aux États-Unis avec l’épisode des subprimes, ses sources et ses ramifications dépassent de très, très loin ce cadre.

      - La question : qui sont ces « apatrides » qui ont « fait sauter la banque » ?

    2. Toréador Says:
      février 11th, 2010 at 12:04

      La remarque : les pays d’Europe ont multiplié les dépenses pour redresser leur système bancaire, lequel risquait de s’effondrer suite aux architectures hasardeuses inventées outre-atlantique.

      La question : la génération 2000. Papa américain, maman pakistanaise, élevé à Londres, vacances à Ibiza. Je caricature, mais ce sont des gens « expatriés professionnels », ultra-mobiles, concentrés autour de la City et de Wall Street. 3 passeports et une trèsl ointaine idée de ce qu’est une pme…

    3. Rubin Says:
      février 11th, 2010 at 12:10

      1. Les architectures en question n’ont pas seulement été inventées outre-atlantique. Certains pays européens en particulier revendiquaient jusqu’en 2008 une grande expertise en la matière, notamment parce que leurs traders étaient formés en école d’ingénieur. Sounds familiar?

      2. C’est de la pure caricature. Et il a toujours existé, et existera toujours une forme « d’élite internationale ». Tu veux interdire l’expatriation ?

    4. Toréador Says:
      février 11th, 2010 at 12:58

      1. Oui, sounds familiar. Reste que les Etats-Unis sont le pays de LTCM et des subprimes. Le dollar : leur monnaie, notre problème. Et bien ça s’applique à beaucoup d’autres domaines. Nos banques ont alimenté le processus, c’est évident, mais les schémas sont partis de quelques cerveaux anglo-saxons.

      2. Non. Il a toujours existé certes une élite internationale mais ce qui me frappe c’est la disparition du lien avec le territoire. Parce qu’une élite internationale dans un monde globalisé et interdépendant, ça donne une caste de brahmanes intouchables.

    5. h16 Says:
      février 11th, 2010 at 13:15

      « Bien que l’affaire des subprimes aient démontré par A+B la dangerosité d’un système laissé à la bonne grâce du marché pour d’auto-réguler »
      Aaaaaah pitié pas cet argument éculé. Jamais le marché n’a été aussi corseté qu’actuellement. Comme tu te trompes de cible, tu cognes sur le mauvais gars avec le mauvais outil.

      Ainsi, dans une société libérale, jamais l’état n’aurait créé un oligopole financier (Fannie Mae et Freddie Mac), forcé pour des raisons politiciennes de racheter en masse des prêts de qualité très médiocre, hors de toute considération économique. Dans une société libérale, jamais l’état n’aurait pu faire croire à des pauvres qu’il les aidait en votant des lois obligeant les banques à leur prêter de l’argent hors de tout critère habituel de prudence. Dans une société libérale, jamais les propriétaires installés n’auraient pu, via leurs mairies, ériger des barrières réglementaires toujours plus hautes à la construction de nouveaux logements, par des lois de zonage qui ont fait exploser les prix immobiliers et artificiellement gonflé de 4 000 milliards de dollars la bulle que l’on sait. Dans une société libérale, jamais les dirigeants de banques n’auraient cru pouvoir compter sur la garantie de l’état et sur l’argent du contribuable pour couvrir leurs fautes, sans payer à titre personnel un prix très lourd pour leur irresponsabilité, voire leur malhonnêteté. Les établissements financiers auraient dû organiser d’eux-mêmes et sur leurs fonds propres la garantie des déposants des établissements déficients. Dans une société libérale, aucune administration, aucune majorité politique ne pourrait exonérer certaines entreprises (comme Fannie Mae, Freddie Mac et leurs dirigeants, ou certaines banques d’affaire) des obligations nées du droit commun sous prétexte que cela arrange tel ou tel politicien. Dans une société authentiquement libérale, les taux d’intérêts ne pourraient pas être manipulés par des élites déconnectées des réalités économiques. Le prix de l’argent ne pourrait être que le reflet de l’offre et de la demande de moyens de paiement, et ne pourrait indéfiniment rester artificiellement sur ou sous-évalués, limitant, voire empêchant la formation de bulles spéculatives. Dans une société libérale, le législateur se ferait un point d’honneur de ne pas taxer abusivement la réussite, ce qui permettrait de fonder notre développement sur la saine accumulation de capital, et non sur le développement de bulles de crédit successives.

      « Qu’on se rappelle au passage que ce sont les mêmes qui expliquaient que l’euro devait protéger des crises.  »
      Non. Ce n’est pas parce que certains font du gloubiboulga en mélangeant tout que tu peux te passer de faire le tri entre ce que les libéraux disent et ce qu’on prétend qu’ils disent.

      Manifestement, il ressort de ton billet que tu n’as pas compris les mécanismes de la crise. Un peu de lecture économique (école autrichienne) te ferait du bien ;)

      Je ne peux que te faire aller sur Objectif Liberté, qui explique tout ça en détail :

      http://www.objectifliberte.fr/2008/08/subprimes.html

      http://www.objectifliberte.fr/2008/02/crise-du-subpri.html
      http://www.objectifliberte.fr/2008/09/figaro.html

      (il y a plein d’autres articles, bonne lecture)

    6. Rubin Says:
      février 11th, 2010 at 13:52

      @Toréador : Super, tu t’es trouvé des boucs-émissaires. Tout le monde sait bien que c’est comme ça qu’on fait avancer le schmilblick. La boutade mise à part, tu sais déjà ce que je pense de la notion de « territoire ». Derrière, il y a le culte de la terre qui ne ment pas et plein de choses qui ont moins à voir avec l’économie qu’avec une certaine vision de la société…

    7. Toréador Says:
      février 11th, 2010 at 15:28

      @ H16.
      Je ne répondrai évidemment pas sur ta pique finale : tu t’aventures dans le brouillard puisque tu ignores qui je suis. Pars du principe que je sais de quoi je parle.
      Donc, je reviens au texte.
      C’est bien ce que je dis : ce que tu me décris c’est un modèle théorique, pas la réalité. Ta société libérale n’existe pas et n’existera jamais. Nous sommes toujours dans un système nécessairement semi-régulé. Reste qu’entre la sous-régulation financière des années 2000 et le modèle soviétique, il me semble qu’il y a de la marge pour plus d’intervention étatique, y compris par la dette.

      Ensuite, ce n’est pas tant les libéraux que je critique – c’est à dire une école de pensée – qu’une disposition d’esprit. Les orthodoxes, cette race bizarre qui considère qu’il n’y a qu’une seule bonne manière de gérer l’économie.

      @ Rubin. Manifestement tu n’aimes pas la référence aux apatrides et au territoire parce que tu lui colles la dialectique de Maurras et de Barrès. Moi je te parle au premier degré : si une frange de l’humanité peut librement s’émanciper de tout contrôle démocratique et que ses décisions impactent les 9/10ème qui restent collés à leur territoire, alors cela pose un problème grave en termes de déséquilibre mondial. Et c’est d’autant plus gênant que ces apatrides-là n’ont pas le sentiment d’une responsabilité individuelle.

      Je vous recommande à tous les deux, l’école espagnole – très différente de l’école autrichienne – de la crise économique, représentée par moi-même :
      http://www.toreador.fr/2008/10/29/paso-doble-n%C2%B096-nazisme-et-capitalisme-les-bienveillants/

    8. h16 Says:
      février 11th, 2010 at 16:43

      « Ta société libérale n’existe pas et n’existera jamais. » Jamais, c’est pas dit (et tu n’en sais rien). Mais en tout cas, si tu admets qu’elle n’existe pas et n’a pas existé au moment des faits, c’est couillu de lui mettre sur le dos des choses qui ne sont pas de son fait.

      D’autre part, si je pars du principe que tu sais de quoi tu parles, ça ne colle pas avec ta description de la société : tu parles de sous-régulé, alors que quelqu’un qui sait de quoi il parle saurait aussi que, depuis les années 70, la régulation (bancaire notamment) n’a pas cessé d’augmenter ; le nombre de lois correspondantes occupe maintenant un volume considérable (40.000 pages en droit américain, tout de même) alors que les années 70, par exemple, n’en contenaient même pas 10.000 …

      Enfin, si l’on considère le fait que seule l’école autrichienne a su prévoir la catastrophe, l’a correctement décrite (cause et conséquences) et a proposé une solution viable que les gouvernements actuels s’empressent de ne pas suivre, l’orthodoxie que tu trouves bizarre semble marquer bien plus de point que les approximations patouillardes socialo-keynésiennes qu’on nous propose en échange…

      Si on ajoute qu’en plus de ça, les pays qui ont, par le passé, appliqué effectivement même un peu de cette orthodoxie s’en sorte beaucoup mieux que les autres actuellement, on se retrouve au final plus perplexe sur ta position qu’avant…

    9. Toréador Says:
      février 11th, 2010 at 17:12

      Ttt H16, où as-tu lu que mon billet critiquaient les libéraux ? Je relis : « tous les chantres de l’orthodoxie budgétaire, de la gestion de bon père de famille, et du libéralisme épanoui »

      Bref, tous ceux qui ont crié au loup lorsque les hommes politiques ont repris les choses en main en 2009.

      Tu as une logique de la régulation très quantitative. L’abandon du Glass Steagall Act par exemple a plus de poids que bcp de tes textes cités en nombre. Je te rappelle qu’il faut d’ailleurs affiner ta période historique puisque l’affaire Enron et LTCM ont conduit à renforcer le contrôle et la régulation à WS.

      Après je ne souscris nullement à ton analyse sur l’école autrichienne. Krugman est-il de l’école autrichienne ? Non. Alors dire qu’elle est « la seule »…

      Enfin tu fais référence à quel pays en conclusion ? l’Allemagne ? pas étonnant : l’euro a été taillé sur mesure pour l’ex-mark !

    10. Lib Says:
      février 11th, 2010 at 17:55

      3 points qui vont dans le sens d’H16.

      1. Les problèmes de finances publiques de la Grèce datent de bien avant la crise des subprimes etc… Il est aujourd’hui établi que les Grecs ont truandé massivement leurs comptes publics pour passer les critères d’adhésion à l’euro. Enfin, à ma connaissance, la Grèce n’a pas significativement participé au sauvetage des inconscients apatrides. Bref, blâmer les problèmes actuels de la Grèce sur les banques est sans doute utile politiquement, mais n’a absolument aucune connection avec la réalité.

      2. « Si les « politiciens » d’H16 ont caché l’ampleur du mal, ce n’est pas par duplicité mais parce que si on avait expliqué au contribuable ce qu’allait lui coûter la clique d’inconscients apatrides qui a faire sauter la banque, il y aurait sans doute eu une poussée des partis radicaux et peut-être même quelques guillotines improvisées. »

      Cette phrase résume à mon sens l’erreur fondamentale de votre position. A vous lire, l’Etat a menti au peuple et a donné son argent à des « inconscients apatrides », mais il a eu raison. Et il demeure la solution et non le problème. Ne pouvez-vous pas imaginer que l’Etat soit à la fois incompétent et capturé par ces « inconscients apatrides »? Comment expliquez vous que dans aucun pays, aucun régulateur n’ait été viré? Qu’est ce qui vous fait penser que demain, les régulateurs seront plus efficaces qu’hier?

      3. Enfin, les déficits chroniques incompressibles ont pour conséquence directe la nécessité constante de refinancer la dette existante par de la nouvelle dette. Les gens qui ont choisi de mettre leurs pays dans cette situation ont choisi de devenir dépendants des marchés financiers. Après, le jour où les marchés ne veulent plus prêter, on peut dire que c’est des salauds. Mais on est aussi crédible que Messier blâmant les problèmes de Vivendi sur des marchés qui ont cessé de lui faire confiance.

    11. hb45 Says:
      février 11th, 2010 at 18:24

      @H16 et @Toréador.
      iscussion, plus libéral que moi tu meurs et les mélanges d’école Autrichienne, Espagnole et d’apatrides extra nationaux n’arrangent rien. Je suis consterné. Allez vous cherche longtemps qui a tort? La réalité n’a que faire de vos certitudes. En réalité, je suis bien triste, car jusqu’ici c’est avec un réél plaisir et une totale confiance que je passais de H16 à Toréador et vice versa. Ce n’est pas votre érudition dont je ne doute pas qui remplacera pas cette confiance. Dommage

    12. Laurent Pinsolle Says:
      février 11th, 2010 at 19:36

      Bon, même si nous ne sommes pas d’accord sur l’horizon de temps de la crise grecque, je suis globalement d’accord avec Toréador.

      J’adore l’image du noyé, qui est excellente.

      H16, il est complètement faux de dire que le marché n’a jamais été aussi régulé. Bien sûr, il peut y avoir plus de pages de lois et textes, mais de la régulation micro ne remplace pas de la régulation macro, et c’est bien la régulation macro qui a été soit abolie, soit confiée directement à la responsabilité des institutions financières.

      Quelques exemples : outre l’abolition du Glass-Steagall Act, au début des années 2000, de nombreuses réglementations financières ont été démantelées aux Etats-Unis (sous Bush), au point que les patrons des marchés avaient posé en une du Times ou de Newsweek avec un sécateur posé sur des liasses législatives. Les normes Bâle 2 ont été conçues par les banquiers pour les banquiers, leur permettant de prendre des engagements hors bilan considérables (parfois l’équivalent de 50% du bilan : bonjour les contraintes réglementaires).

      Plus globalement, le commerce est de plus en plus libre. Les marchés monétaires sont plus libres que quand les taux de change étaient fixés par les Etats et les marchés de capitaux ont été ouverts (te souviens-tu qu’il y avait des autorisations dans un passé pas si lointain). Il faut tout de même une sacrée mauvaise foi pour affirmer que les marchés sont moins libres aujourd’hui. Bien sûr, ils ne sont pas 100% libres, mais ils le sont de plus en plus.

      Sur Fannie Mae et Freddie Mac : mauvaise pioche, dans la dernière phase des subprimes, ils perdaient beaucoup de parts de marché au détriment d’autres banques. Les deux organismes para-publics ont beaucoup moins prêté aux moins riches et ont délaissé les segments les plus toxiques du marché, comme le montre Jorion.

    13. Toréador Says:
      février 12th, 2010 at 9:02

      @ Lib. Oui vous avez raison, la Grèce est un cas à part. Mais ce qui est critiquable c’est que les marchés, revigorés par rapport à 2007, se permettent de donner des leçons de gestion aux Etats. C’est aussi suicidaire. Dans le cas de la Grèce, comme les loups ils s’attaquent aux plus faibles dans le troupeau.
      Votre 2nd argument fait sens, mais je pense que l’Etat de droit n’est pas là pour trouver des boucs-émissaires. En revanche, effectivement, j’attends plus de régulation… Je ne crois pas qu’u type comme Guaino ou Fillon soit aux ordres des banquiers…
      Sur le 3ème argument, je ne suis pas d’accord : la situation en termes de dette avant les subprimes était très variable d’un pys à l’autre, certains pays comme les USA ou le RU ayant fait le choix d’un endettement des ménages, tandis qu’en FRance c’est l’endettement public qui était prédominant. Reste que tous ces pays ont évolué à l’unisson depuis 2007.

      @ HB45 : Qu’est-ce qui vous gêne ?
      Préfèreriez vous que nous débattions en privé ?

      @ L.P : d’accord avec toi…

    14. edgar Says:
      février 12th, 2010 at 22:59

      c’est nul apatride comme qualificatif.

      ça ne veut rien dire.

      les spéculateurs sont parfaitement patrides. ils sont américains, britanniques, français, allemands…

    15. Toréador Says:
      février 13th, 2010 at 0:50

      vous ne me trouverez jamais du coté des gens qui font la police du langage. Apatride a un sens : qui n’a pas de nationalité légale. Ici, l’adjectif est au second degré : il n’a pas de lien avec un Etat ou un ressenti.

    16. edgar Says:
      février 13th, 2010 at 2:28

      vous avez bien tort(éador).

      il est extrêmement important de ne pas céder un pouce de terrain à ceux qui ont miné certains mots, sauf à vouloir leur faire des appels de pieds.

      le problème des spéculateurs n’est pas qu’ils sont apatrides, c’est que les patries refusent de jouer leur rôle. Et c’est tout à fait différent.

      Il ne s’agit donc pas de prôner le politiquement correct mais bien d’essayer de penser les choses de façon plus fine et plus exacte.

    17. Toréador Says:
      février 14th, 2010 at 23:53

      Je ne parle pas tant des spéculateurs, mais de la disparition du sentiment d’appartenance, qui est pour moi très lié au sentiment de responsabilité envers la collectivité nationale dont on est issu.

    18. Servietsky Says:
      février 15th, 2010 at 4:09

      Les banques à peine contrôlées, mais bien sur.
      Community Reinvestment Act. Ce serait pas par hasard une loi qui oblige les banques à prêter à de sales pauvres ? ça valait le coup de les réguler.

      Et faire des leçon de crédit quand on est un Etat qui est the organisme qui paie ses dettes en empruntant…. On évite de la ramener pour donner des leçons et réguler la vie des autres. Merci.

      Et les marchés, mais vous pouvez les réguler autant que vous voulez, ce sera mettre du mercurochrome sur une jambe de bois. Tant que ce sera la Fed ou une banque centrale et non une concurrence avec des monnaies basées sur l’offre et la demande et non des taux arbitraires de régulateurs chevronnés à des fins politiques : le système se plantera continuellement.

    19. Servietsky Says:
      février 15th, 2010 at 4:14

      Edit : mon dernier paragraphe a un petit problème :

      Et les marchés, mais vous pouvez les réguler autant que vous voulez, ce sera mettre du mercurochrome sur une jambe de bois. Tant que ce sera la Fed ou une banque centrale avec des taux arbitraires de régulateurs chevronnés à des fins politiques et non une concurrence avec des monnaies basées sur l’offre et la demande : le système se plantera continuellement.

    20. edgar Says:
      février 15th, 2010 at 18:22

      Donc c’est exactement l’inverse de ce qu’implique la situation d’un apatride. Qui lui, généralement, aimerait bien en trouver une de patrie…

    21. Toréador Says:
      février 16th, 2010 at 0:06

      @ Edgar : tu appliques la définition de la Convention sur les cas d’apatridie. Il ne t’aura pas échappé que mon article n’est pas juridique…

    22. edgar Says:
      février 16th, 2010 at 18:09

      Certes, il n’a pas, par exemple, la précision qui y serait nécessaire. Mais c’est tout de même ennuyeux d’utiliser même comme image un terme dont la signification exacte est à l’opposé de ce que l’on veut exprimer !

    23. Toréador Says:
      février 17th, 2010 at 0:56

      Tu utilises bien le mot socialiste !

    24. edgar Says:
      février 17th, 2010 at 0:58

      tu veux dire quoi ? que le PS est un parti de petits-bourgeois ? que le socialisme est un individualisme ?

      je demande précision… là encore !

    25. Toréador Says:
      février 17th, 2010 at 8:44

      Le socialisme désigne un type d’organisation sociale basé sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de production,par opposition au capitalisme.
      n’en reste pas moins qu’on l’utilise pour désigner un groupe politique qui est tout sauf socialiste !

    26. edgar Says:
      février 17th, 2010 at 12:48

      sauf que le PS se réclame du socialisme alors que je ne pense pas que les spéculateurs se disent eux-mêmes apatrides… là encore c’est différent…

    27. Toréador Says:
      février 17th, 2010 at 13:21

      Se revendiquer apatride, non. Citoyen du monde et surtout pas de tel ou tel pays oui.