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Olé n°181 : Qu’importe le con, pourvu qu’on ait l’ps
Par Toréador | novembre 30, 2010
Le parti des candidats permanents
Pourquoi toute cette agitation, Messire ? C'est que, un an avant la Grande Echéance, les astres sont formels, de même que le calendrier lunaire maya : le Bélier rentrera en Verseau dans la Constellation de la Vierge et la Droite perdra.
Assumons le réel. Le Parti Socialiste n'est pas seulement un parti d'élus et de militants : c'est devenu un parti de candidats. Chaque fois qu'un sondage s'éteint, une ambition s'éveille. Un capitaine monte sur le pont et se déclare prêt à piloter le navire. Un leader s'éveille au monde.
Attention, si l'hydre continue à multiplier ses têtes, elle n'aura bientôt plus de militants pour la faire avancer… Plus on a des candidats permanents, moins on a de permanents candides.
Je l'aurai un jour. Je l'aurai !
Ils sont marrants au P.S : tous les 5 ans, on leur fait le même coup. Un an avant l'élection, tous les sondages les donnent gagnants contre n'importe quel candidat de l'UMP. Du coup, après avoir constaté que tout le monde veut gagner des millions, ils choisissent comme candidat celui qui est "le mieux positionné" pour battre l'adversaire. Ségolène en 2007, DSK en 2012.
Attention, pas celui qui fera le meilleur président de la République ou celui qui a les meilleures idées pour la France. Pas non plus celui qui a le plus de chances de rassembler son propre camp. Non, celui qui est le meilleur bouclier contre Sarkozy.
C'est devenu le fantasme inavoué de tout le PS , ça : "battre le Droite". Delenda est Sarkozam .
Pas les idées de la Droite, mais le parti de la Droite. Nuance. Le P.S est prêt à faire des concessions, quitte à avoir comme hérault … une femme de droite ou un mec libéral. L'important est que le sticker "PS" soit accolable sur le front du gagnant. Qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse !
Tags: candidat, P.S, primairesSujets: Olé | 7 Comments »





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novembre 30th, 2010 at 9:15
j'adore le titre
novembre 30th, 2010 at 10:17
Très bien dit
!
novembre 30th, 2010 at 12:33
[...] je ne suis pas le seul à tenir cette analyse. Cette magnifique bousculade pour la magistrature suprême dénote du même esprit qui anime la [...]
novembre 30th, 2010 at 12:43
Je ne l'aurais pas dit comme cela, mais je partage la dénonciation des dérives d'appareil, dont on a pu mesurer l'effet dévastateur en 2007 : les plus gros partis ont détourné le processus démocratique avec la désignation de leur représentant, et comme vous le dites "pas celui qui fera le meilleur président de la République ou celui qui a les meilleures idées pour la France" (j'ajouterai bien au contraire…), ce qui a forçé les français à un non choix cornélien au second tour.
L'article 4 de la Constitution stipule que "Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage" : il ne s'agit en aucun cas de confiscation du processus démocratique, et je considère que les dérives partisanes ont une lourde responsabilité sur les errements que nous connaissons actuellement, et plus largement sur l'incapacité de mettre en place les réformes dont la France et les français ont besoin depuis plusieurs décennies…
novembre 30th, 2010 at 15:32
[...] je ne suis pas le seul à tenir cette analyse. Cette magnifique bousculade pour la magistrature suprême dénote du même esprit qui anime la [...]
novembre 30th, 2010 at 15:35
Pourvu qu'on ait l'ivresse?
novembre 30th, 2010 at 19:23
Excellent, le titre et l'article !!!